La main d'un robot symbolisant le thème de l'intelligence artificielle

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Le gouvernement fédéral a transmis à la Commission européenne sa prise de position au sujet du « Livre blanc sur l'intelligence artificielle - une approche européenne axée sur l'excellence et la confiance » ainsi que sur le « rapport sur les conséquences de l'intelligence artificielle, de l'internet des objets et de la robotique sur la sécurité et la responsabilité ». L'objectif du gouvernement fédéral est de faire avancer un développement et une utilisation de l'intelligence artificielle dans l'Union européenne qui soient responsables, dans l’intérêt de tous et centrés sur l’homme ainsi que de promouvoir la compétitivité et l'innovation.

Le ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche, le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie, le ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales, le ministère fédéral de l'Intérieur, de la Construction et du Territoire ainsi que le ministère fédéral de la Justice et de la Protection des Consommateurs ont participé à cette prise de position.

Le ministre fédéral Peter Altmaier a déclaré à ce propos : « Il est maintenant temps d'investir dans les initiatives clés de l'intelligence artificielle et de garantir ainsi la force d'innovation et la compétitivité de demain, notamment pour pouvoir gérer les crises telles que la pandémie de Covid-19. À ce but, les petites et moyennes entreprises en particulier ont besoin de soutien pour pouvoir utiliser l'intelligence artificielle. Il est nécessaire de faire grandement attention à ce que la réglementation ne vienne pas entraver les innovations, mais qu'elle les soutienne. »

Anja Karliczek, ministre fédérale de la Recherche, a déclaré à ce propos : « En Europe, nous voulons devenir les pionniers mondiaux de la recherche sur l'intelligence artificielle et son utilisation. Pour ce faire, nous avons besoin de conditions de recherche et d'application excellentes. En effet, la recherche et le développement sont des éléments clés de la chaîne de création de valeur et forment la base d'un succès économique durable. Il est toutefois important que les applications de l'intelligence artificielle soient fiables et donc dignes de confiance. Ceci est nécessaire pour que les systèmes d'intelligence artificielle touchent un large public. Une réglementation devrait donc renforcer la confiance dans l'intelligence artificielle et créer en même temps de bonnes conditions pour l'innovation. »

Hubertus Heil, ministre fédéral du Travail, a fait la déclaration suivante : « L'Europe doit avoir confiance en soi et poursuivre sa propre voie en matière de numérisation. Ceci implique que nous convenions d'un concept commun pour un cadre réglementaire pour l'intelligence artificielle. À cette fin, les objectifs de sécurité et les biens à protéger doivent être clairement définis, que cela soit la transparence, la clarté ou le fait que les êtres humains prennent toujours la dernière décision. Ces objectifs et ces biens doivent devenir parties intégrantes du cadre juridique à élaborer. Le livre blanc de la Commission européenne est une étape importante pour notre souveraineté dans le monde numérique. »

Le ministre fédéral de l'Intérieur, de la Construction et du Territoire Horst Seehofer s'est exprimé à ce propos : « L'intelligence artificielle modifie durablement notre monde et est de plus en plus présent dans notre quotidien, notre économie et notre administration. En tant que ministre de la Constitution responsable de la protection des données personnelles, il est important pour moi que les applications d'intelligence artificielle ne soient pas uniquement innovantes mais aussi qu'elles soient sûres. Il faut qu'elles soient sûres face aux attaques de hackers, actes de sabotage ou accès non autorisés aux données. Je m'engage donc pour une intelligence artificielle sûre et dans l’intérêt de tous, fabriquée en Europe, qui se base sur nos lois et nos valeurs, mais qui soit également ouverte aux nouvelles évolutions. »

La ministre fédérale de la Justice Christine Lambrecht s'est exprimée à ce propos : « À l'ère de la transition numérique, la confiance est aussi une monnaie très importante. Je ne me réjouis que d'autant plus que la Commission européenne, avec son livre blanc, ait donné l'élan nécessaire pour l'utilisation future de l'intelligence artificielle. Ce n'est qu'en thématisant les risques de l'intelligence artificielle de manière conséquente que nous pouvons utiliser les opportunités que représente cette technologie et que nous pouvons travailler à ce que celle-ci soit mieux acceptée par la majorité de la population. J'aimerais soutenir activement la Commission européenne sur cette voie. »

La Commission européenne a présenté son livre blanc sur l'intelligence artificielle le 19 février. Il comprend des mesures et possibilités d'agir sur le plan politique pour promouvoir l'utilisation de l'intelligence artificielle d'une part et faire face aux risques liés à cette technologie d'autre part. Parallèlement, elle a publié un rapport sur les conséquences de l'intelligence artificielle sur la sécurité et la responsabilité. Une large procédure de consultation était liée à la publication de ces deux documents, à laquelle pouvaient participer toutes les parties intéressées et donner leur avis.