Le ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie Peter Altmaier (au milieu) à la conférence des sites économiques 2020.

Le ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie Peter Altmaier (au milieu) à la conférence des sites économiques 2020.

© BMWi

Lors d'une conférence avec les représentants de l'industrie, des syndicats et du monde scientifique, le ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie Peter Altmaier s'est prononcé pour des mesures structurelles afin de renforcer durablement la compétitivité des entreprises.

Le ministre fédéral Peter Altmaier a déclaré à ce sujet : « Le plan de relance de 130 milliards d'euros est le plus grand plan de relance de l'histoire de la République fédérale et constitue une réponse forte face à la crise. La compétitivité des entreprises doit cependant être également renforcée par des mesures structurelles qui vont au-delà du plan de relance déjà existant. C'est ainsi que nous pourrons garantir une reprise économique et une croissance stable sur le long terme également. »

Le président de la Fédération des industries allemandes (BDI), Dieter Kempf, s'est exprimé à ce propos : « La faiblesse chronique de certaines régions entrave la reprise économique de notre pays. C'est la raison pour laquelle il s'agit maintenant d'employer toutes nos forces afin de renforcer la compétitivité de l'industrie allemande. Il est important que le plan de relance incite le plus rapidement possible les entreprises privées à investir et accélère l'investissement public. L'objectif doit être de stimuler l'envie d'investir des entreprises, et ceci préférablement aujourd'hui plutôt que demain. »

Le président du syndicat allemand de la métallurgie IG Metall, Jörg Hofmann, a déclaré : « Si nous ne réussissons pas maintenant à stimuler la conjoncture et à relancer la demande, demain, les ressources pour façonner la transformation viendront à manquer. Tout va s'en aller à vau l'eau parce que nous ne savons pas ce que nous voulons produire demain ni comment le produire. Le renforcement de nos sites économiques requiert que l'État agisse activement et mène une politique industrielle cohérente. L'objectif doit être de garantir la création de valeur de l'industrie en Allemagne et en Europe et de préserver les emplois. La fermeture d'entreprises et la délocalisation dans des pays où les salaires sont beaucoup plus faibles n'est pas une option. La main d'œuvre qualifiée est un facteur décisif pour l'implantation d'une entreprise. La politique régionale d'implantation des entreprises doit toujours être pensée du point de vue des employés. C'est la raison pour laquelle il est si important que les sujets des qualifications, de la formation continue et de la formation professionnelle en alternance également ne soient pas oubliés en raison du coronavirus. La participation des salariés dans le fonctionnement de l'entreprise et des partenaires sociaux forts sont donc une condition essentielle. »

Le président de l'Institut d'économie mondiale de l'Université de Kiel (IfW), Gabriel Felbermayr : « L'Allemagne a besoin de la mondialisation afin de garantir notre prospérité à l'avenir aussi. Un renforcement de l'UE et du marché intérieur est ainsi d'une importance cruciale. La rapide mise en œuvre du marché intérieur numérique et un programme d'investissements européen pour les biens publics tels que l'infrastructure, la recherche et le développement ou la création d'universités européennes d'excellence en font par exemple partie. »

L'« analyse des conditions cadres économiques pertinentes pour l'industrie en Allemagne par rapport aux autres pays » réalisée par l'Institut d'économie mondiale de l'Université de Kiel et demandée par le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie a été présentée dans le cadre de la conférence d'aujourd'hui et a servi, avec la stratégie pour l'industrie 2030, de base d'expertise lors de la discussion.

L'objectif est d'améliorer les conditions d'investissement et de financement en Allemagne, de continuer à développer les infrastructures numériques et les technologies de l'industrie 4.0 et de continuer à renforcer le transfert de technologies. L'approvisionnement en énergie doit également continuer à être abordable et les procédures de planification et d'autorisation doivent être accélérées et simplifiées.

La gestion des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 sera donc l'un des sujets principaux de la présidence allemande du Conseil de l'Union européenne, qui a commencé le 1er juillet 2020. L'objectif est de renforcer l'économie de l'Union européenne en continuant à améliorer sa compétitivité et sa force d'innovation. Pour ce faire, l'industrie joue un rôle clé. Elle doit être un pilier national et européen de la stratégie de croissance post-Covid-19.

Vous trouverez la déclaration commune ici (en allemand) (PDF, 478 KB).