Surmonter la crise du coronavirus - Peter Altmaier, ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie : « L'économie doit renouer avec la croissance dans les plus brefs délais »

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Peter Altmaier, le ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie, a échangé hier et aujourd'hui par vidéoconférence avec les représentants de 35 associations économiques sur la situation actuelle des entreprises. Outre les présidents des fédérations nationales, les présidents des associations des PME, des entreprises familiales et des professions libérales ainsi que des associations des branches qui sont particulièrement touchées par la crise du coronavirus telles que le commerce, la logistique, l'hôtellerie et la restauration ainsi que le tourisme ont participé à la vidéoconférence. Les entretiens ont fait suite aux discussions entre le ministre et les associations du 17 avril.

Les entretiens ont porté prioritairement sur les aides temporaires octroyées aux entreprises particulièrement touchées par la crise du coronavirus et sur le train de mesures supplémentaires adopté le 3 juin par la commission des responsables des partis de coalition dans le cadre du plan de relance pour l'avenir. La majorité des associations a salué les décisions de la coalition qui ont en partie déjà été approuvées par le conseil des ministres fédéral. En même temps, elles ont indiqué certains domaines qui nécessitent encore des améliorations, comme par exemple la réduction de la bureaucratie.

Peter Altmaier a déclaré à ce propos :
« Les réactions positives de l'économie montrent que nous avons identifié les bons champs d'action pour notre train de mesures de relance pour l'avenir. Maintenant, il s'agit de mettre en œuvre rapidement les mesures convenues pour que l'économie allemande puisse renouer avec une croissance durable dans les plus brefs délais et rester compétitive à l'avenir également. »

Hans Peter Wollseifer, président de l'Union centrale de l'artisanat allemand (ZDH), a déclaré :
« Les mesures de relance sont un bon mélange de dispositifs pour surmonter la crise, renforcer la conjoncture et nous préparer à l'avenir. Il est important de le mettre en œuvre rapidement et sans bureaucratie inutile pour qu'il puisse contribuer de manière efficace à la reprise et à la transformation de notre économie. Pour mener à bien la reprise et la transformation, nous continuons d'avoir besoin d'une main-d'œuvre bien formée. Nos entreprises le savent et accordent pour cette raison une priorité absolue à la formation, et ce malgré les circonstances difficiles. La prime pour la formation est importante parce qu'elle est une marque d'estime pour ces entreprises et constitue un signal pour plus de motivation. Ces effets seront visibles sur le marché de la formation et de l'emploi. »

Ingo Kramer, président de la Confédération des associations patronales (BDA) :
« En adoptant les mesures de relance, le gouvernement fédéral a fait preuve de rapidité et de détermination. Je me félicite de ce paquet même si, à ce stade précoce, je considère son volume total comme très élevé. Ce qui importe maintenant, c'est que les entreprises redeviennent confiantes et optimistes. Le plafonnement à 40 % des cotisations sociales d'ici la fin 2021, la réduction de la TVA et la possibilité de reporter les pertes fiscales sur des exercices antérieurs et ultérieurs sont des mesures judicieuses. Mais une « politique sans argent » peut également redynamiser l'économie. Il convient de reporter ou d'éliminer carrément les points en suspens contenus dans le contrat de coalition qui ne sont plus d'actualité, tels que le droit au télétravail ou à la limitation des contrats de travail à durée déterminée. De même, le projet d'une loi sur les chaînes d'approvisionnement dans laquelle la responsabilité des entreprises est engagée même si ces dernières n'ont pas de connaissances ni de possibilités d'influence sur l'intégralité des chaînes d'approvisionnement, n'est tout simplement pas faisable. Par contre, il faut finalement réduire la bureaucratie de manière efficace et mettre en œuvre rapidement la réforme du droit de planification. »

Achim Berg, président de l'Association allemande des TIC (Bitkom) :
« Le gouvernement a réagi de manière appropriée aux besoins actuels et donne le coup d'envoi à l'Allemagne du numérique. Un tiers des 57 mesures de relance concerne le numérique - des investissements dans le domaine de l'intelligence artificielle à l'aide pratique pour la numérisation des petites et moyennes entreprises en passant par la numérisation accélérée de l'éducation, de la formation et de l'administration. Ainsi, nous pouvons intensifier le nouvel essor du numérique déclenché par la crise du coronavirus et le pérenniser pour l'après-crise. Il est important que les fonds arrivent rapidement chez les destinataires pour avoir un véritable effet dans tous les domaines concernés. En même temps, nous devons encore améliorer certains dispositifs et renforcer par exemple la promotion du télétravail. »