Un bateau dans un port (construction navale)

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En raison de la crise du coronavirus, les croisières sont à l'arrêt. Dans le monde entier, les compagnies de croisières ont interrompu presque toutes les croisières. La chute brutale des recettes des compagnies de navigation a un effet négatif sur les constructeurs de bateaux et leurs carnets de commandes. Le manque de liquidités risque d'entraîner des annulations de commandes de bateaux et le report des investissements dans de nouveaux bâtiments. Ceci aurait des conséquences fatales pour des milliers d'employés de l'industrie navale européenne ainsi que de nombreux sous-traitants.

Les financements nécessaires pour l'acquisition de nouveaux bateaux de croisière sont régulièrement assurés par des garanties de crédit à l'exportation de l'État. L'Allemagne a elle seule assure ainsi actuellement des obligations de paiement à hauteur de près de 25 milliards d'euros environ pour le financement des bateaux de croisière construits en Allemagne. Afin éviter des crises de trésorerie chez les compagnies de croisières, les gouvernements allemand, français, finlandais, italien et norvégien se sont mis d'accord sur des principes permettant aux compagnies de croisière de suspendre pendant un an le remboursement de leurs dettes concernant les bateaux de croisière financés au moyen de garanties publiques de crédit à l'exportation (debt holiday) si elles en font la demande. Les conséquences négatives pour les chantiers navals européens et leurs sous-traitants devraient être ainsi éludées. La mise en œuvre de ces mesures a lieu en concertation étroite avec le ministère fédéral des Finances.

Le coordinateur du gouvernement fédéral des industries maritimes Norbert Brackmann a déclaré à ce propos : « L'accord convenu avec les partenaires européens aide l'industrie maritime en Allemagne et ses sous-traitants. Nous assurons une aide de trésorerie pour les compagnies de croisière et stabilisons ainsi les relations commerciales de longue durée pour les chantiers navals européens face à la crise. Cela était urgent et nécessaire, car les croisières sont presque complètement à l'arrêt en raison de la pandémie de coronavirus. Les mesures prises servent aussi à protéger des milliers d'emplois dans les chantiers navals européens et de nombreux sous-traitants. De plus, nous réduisons le risque de défauts de paiement des financements de bateaux assurés par l'État pour le gouvernement fédéral. »

Les compagnies de navigation maritime qui souhaiteraient demander une suspension du remboursement de leurs dettes peuvent dès maintenant s'adresser aux agences publiques de crédits à l'exportation en passant par la banque qui leur a accordé le crédit (agences de crédits à l'exportation).