Le ministre fédéral de l'Économie, Peter Altmaier, a eu un échange de vues avec les représentants des associations professionnelles par vidéoconférence.

Le ministre fédéral de l'Économie, Peter Altmaier, a eu un échange de vues avec les représentants des associations professionnelles par vidéoconférence.

© BMWi/Susanne Eriksson

Peter Altmaier, le ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie, a échangé aujourd'hui par vidéoconférence avec les représentants de 35 associations économiques sur la situation actuelle des entreprises. Outre les présidents des fédérations nationales, les présidents des associations des PME, des entreprises familiales, des professions libérales et des travailleurs indépendants ont participé à cette vidéoconférence. De plus, les secteurs qui ont été les plus touchés par la crise du coronavirus (en allemand) tels que l'hôtellerie-restauration, le tourisme et le secteur de l'événementiel ont été également représentés. Le ministre Peter Altmaier avait déjà discuté avec les représentants de ces secteurs le 17 avril et le 12 juin dans un format similaire.

Les discussions se sont concentrées sur les évolutions actuelles de la pandémie de coronavirus et les mesures étatiques d'aide. Les associations économiques ont montré clairement que de nouvelles mesures d'aides sont nécessaires face à l'augmentation du nombre de cas de coronavirus. Une conférence de presse a eu lieu après la vidéoconférence, à laquelle les participants suivants ont assisté : Gudio Zöllick, président de la fédération allemande des hôtels et restaurants (Deutscher Hotel- und Gaststättenverband, DeHoGa), Andreas Lutz, président de l'association des créateurs d'entreprises et des indépendants en Allemagne (Verband der Gründer und Selbstständigen Deutschland e.V., VGSD) et Jörn Juber de la campagne #AlarmstufeRot et président de l'association de communication FAMAB (FAMAB Kommunikationsverband e.V.).

Le ministre fédéral de l'Économie, Peter Altmaier : « Le dialogue avec les associations économiques me renforce dans ma conviction que nous devons continuer à soutenir l'économie après le 31 décembre également. Nous allons devoir adapter les aides temporaires déjà existantes (en allemand) afin d'aider de manière ciblée les secteurs dont l'activité est presque complètement à l'arrêt depuis le début de la pandémie. Au sein du gouvernement fédéral, nous discutons d'ores et déjà sur ce sujet. Comme auparavant, face à la crise, nous ne devons pas abandonner les entreprises qui sont confrontées à des difficultés en raison du coronavirus sans qu'elles en soient responsables ! »

Guido Zöllick, président de la fédération allemande des hôtels et restaurants : « La situation dans le secteur devient de plus en plus précaire. C'est la raison pour laquelle nous nous réjouissons des prolongements et des améliorations prévues des aides temporaires. Un report des pertes fiscales sur des exercices antérieurs et ultérieurs serait également très important. Il est grand temps pour le législateur de clarifier dans la législation sur les baux que la pandémie de Covid-19 représente une entrave aux sources de revenus et donne le droit à une adaptation des contrats afin de permettre de répartir équitablement les risques entre les parties contractantes. Sinon, il faut s'attendre à des faillites et des locaux vacants dans les centres-villes. »

Andreas Lutz, président de l'association des créateurs d'entreprises et des indépendants en Allemagne (VGSD) : « Un grand nombre d'indépendants travaillent chez eux ou chez leurs clients. Lorsque leurs sources de revenus disparaissent en raison par exemple d'une interdiction des manifestations, ce n'est pas seulement le loyer de leur bureau qui les empêche de dormir, mais aussi le coût de la vie, l'assurance maladie et le loyer pour eux et pour leur famille. Nous sommes heureux que le ministre Peter Altmaier veuille maintenant étudier une prise en compte de ces frais. Comme pour les indemnités de chômage partiel qui sont maintenant financées par les impôts, il est important qu'une réglementation soit instaurée sur ce point à l'échelle fédérale. Il est également important de la mettre en oeuvre de manière rapide et sans bureaucratie inutile cette année encore. »

Jörn Huber, la campagne #AlarmstufeRot et président de l'association de communication FAMAB : « Depuis maintenant huit mois, tout le secteur de l'événementiel n'est pas seulement confronté à une suspension de ses activités qui s'éternise, mais également à l'absence de perspectives pour un retour à la normalité pour les entreprises et les indépendants. Près de 1 million d'actifs et plusieurs milliers d'indépendants et de petits entrepreneurs n'ont plus du tout de travail ou presque, et ce depuis mars. Un grand nombre d'autres secteurs économiques qui dépendent économiquement du fonctionnement du secteur de l'événementiel, tels que les artistes en activité dans notre pays, ont également perdu leurs sources de revenus. Une aide rapide pour le secteur de l'événementiel est nécessaire. Sinon, tout ce secteur d'activité économique pourrait disparaître complètement. »