Le ministre de l’Économie, M. Peter Altmaier

Le ministre de l’Économie, M. Peter Altmaier

© BMWi/Andreas Mertens

Pour l’année 2019, le gouvernement fédéral table sur une hausse du produit intérieur brut de 0,5 % en moyenne annuelle (données corrigées de l’influence des prix). Une progression de 1,0 % est attendue pour 2020. Le ralentissement de la conjoncture industrielle se poursuit. La morosité du commerce international pèse sur les producteurs allemands axées sur les exportations. Intacte, la demande intérieure bénéficie par ailleurs d’incitations fiscales de l’État. La reprise du commerce international stimulera les forces de croissance l’année prochaine.

Peter Altmaier, Ministre fédéral de l’Économie et de l’Énergie, a déclaré à ce propos :

« L’évolution conjoncturelle est actuellement partagée en Allemagne. Même si les perspectives sont mitigées en ce moment, la situation ne devrait pas engendrer de crise. Les conflits commerciaux, le Brexit et les incertitudes sur la scène économique extérieure affectent notre industrie exportatrice. Mais la conjoncture intérieure reste intacte, l’emploi et les revenus progressent et le bâtiment se porte toujours remarquablement bien. D’ici à fin 2020, le pays comptera à peu près 45,4 millions d’actifs.

Nous devons retrousser nos manches. Nos entreprises sont fortes mais elles ont besoin d’un peu plus de soutien de la part du gouvernement fédéral. J’ai présenté plusieurs propositions en ce sens dans mes stratégies pour les PME et l’industrie. Nous avons actuellement besoin d’une politique de croissance avec des allègements des impôts et de la bureaucratie, de solutions d’économie de marché pour la transition énergétique, d’investissements dans les technologies d’avenir et d’une intensification des efforts dans le domaine de la numérisation. »

Le contexte international continue de peser sur la conjoncture. Le commerce mondial stagne depuis 2018. La faiblesse générale de l’industrie et des investissements nuit aux exportations de l’industrie allemande. Les incertitudes liées au Brexit et les différends commerciaux internationaux dégradent les échanges et leurs conditions cadres. Malgré tout, le creux de la vague devrait bientôt avoir été atteint sur la scène du commerce international. Les organisations internationales prévoient le redressement de la demande extérieure qui dynamisera les exportations allemandes.
La conjoncture intérieure reste intacte. L’emploi progresse, même si l’évolution sur le marché du travail ralentit quelque peu. D’ici à fin 2020, le pays comptera à peu près 45,4 millions d’actifs. Les salaires progressent eux aussi. Grâce aux allègements d’impôts et de charges sociales mis en place, les travailleurs profitent davantage de leur salaire.

Autres détails de cette projection :

  • Les organisations internationales revoient à la baisse leurs prévisions de croissance. Mais l’économie et le commerce mondiaux devraient redémarrer progressivement, ce qui profitera au commerce extérieur l’année prochaine.
  • La faiblesse industrielle se répercute aussi sur les importations. Mais leur croissance reculera moins que celle des exportations, du fait entre autres de la consommation toujours robuste.
  • De ce fait, l’excédent allemand de la balance courante devrait continuer de baisser en lien avec le produit intérieur brut nominal durant la période considérée et reculer à 6,2 % jusqu’en 2020.
  • Les investissements dans les équipements sont étroitement liés à l’industrie d’exportation à forte intensité de capital. Le relâchement de la conjoncture industrielle, les fortes incertitudes autour du Brexit et les conflits commerciaux internationaux devraient encore conduire au recul des investissements dans le secteur privé. Mais la reprise progressive de l’économie mondiale devrait aussi profiter aux investissements durant la phase de projection suivante.
  • Le contexte actuel de taux d’intérêt bas et de forte demande dope toujours les investissements dans le secteur immobilier, mais la cadence se ralentit. Le développement reste limité du fait notamment du manque de main-d’œuvre, d’où une hausse nette des prix.
  • En mettant en œuvre les accords de coalition, les pouvoirs publics donnent de fortes impulsions conjoncturelles.

Les indices macroéconomiques des prévisions d’automne constituent le fondement des prévisions fiscales qui seront établies du 28 au 30 octobre à Stuttgart. Ils servent de cadre d’orientation commun pour l’établissement des budgets publics de l’État fédéral, des länder, des communes et des assurances sociales.

Valeurs clés des projections d’automne 2019

Utilisation du produit intérieur brut (corrigé des prix) [1]201820192020
Variation en glissement annuel en %
Produit intérieur brut [2]1.50.51.0
Dépenses de consommation des ménages [3]1.31.41.2
Dépenses de consommation de l’État1.32.22.1
Formation brute de capital fixe3.52.51.9
- Dont : équipements 4.40.61.0
- constructions2.53.82.2
- autres équipements 4.32.53.0
Variation des stocks et acquisitions moins cessions d’objets de valeur (impulsion)0.3-0.60.0
Demande intérieure2.11.21.5
Exportations2.11.02.0
Importations3.62.63.3
Contribution extérieure (impulsion) [4]- 0.4- 0.6- 0.4
Évolution des prix:
Dépenses de consommation des ménages [3]1.51.41.5
Produit intérieur brut1.52.31.9
Personnes actives (au niveau national)1.40.80.3
Pour information:
Indice des prix à la consommation1.81.51.6
Valeurs absolues en mio de personnes
Personnes actives (au niveau national)44.945.245.4
Chômeurs (Agence fédérale pour l’emploi)2.342.272.31

[1] Données provisoires de l’Office fédérale de la Statistique jusqu’en
2019 ; situation en août 2019 ;
[2] En 2020, la croissance corrigée des effets calendaires était de 0.6 % et le taux d’évolution annuel de 1.1 % ;
[3] Y compris les organisations à but non lucratif ;
[4] Variation absolue des contributions extérieures en pourcentage du PIB de l’année précédente
( = contribution au taux de croissance du PIB) .