Le 19 décembre, la croisière inaugurale du premier navire de croisière au monde alimenté par du gaz naturel liquéfié (GNL) a commencé en partance de Tenerife. Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWi) a largement soutenu le développement et l'utilisation industrielle du moteur alimenté en GNL du AIDAnova qui a été construit en Allemagne.

Norbert Brackmann, coordinateur du gouvernement fédéral des industries maritimes :
« La croisière inaugurale d'aujourd'hui montre que l'Allemagne fait un grand pas en avant vers la navigation écologique. Puisque comparé aux combustibles conventionnels à base de pétrole, le GNL émet bien moins d'émissions. Cela montre que la construction navale « made in Germany » prend une longueur d'avance et que le soutien politique porte ses fruits. Le GNL est une technologie de transition viable en vue de navires à zéro émission qui protègent l'environnement et le climat. À travers nos programmes maritimes de recherche et d'innovation, nous continuons de soutenir la construction navale allemande pour atteindre cet objectif, pour développer son avance technologique internationale et garantir des emplois. »

La durabilité du transport maritime est l'un des objectifs principaux de l'Agenda maritime 2025 du gouvernement fédéral. En soutenant la recherche, le développement et les innovations maritimes, le BMWi donne des impulsions importantes. À travers son programme de recherche maritime, le BMWi a financé deux projets à hauteur d'environ 1,6 millions d'euros entre 2009 et 2013, qui ont largement contribué à organiser la règlementation internationale concernant l'utilisation de technologies GNL dans le transport maritime. Deux tiers du financement des coûts d'innovation encourus par MEYER-Werft pour le développement du moteur au GNL de AIDAnova ont été pris en charge par la Fédération et un tiers (7,8 millions d'euros) venant du programme de soutien « la construction navale innovante garantit des emplois compétitifs » par le Land de Basse-Saxe.

Contrairement aux carburants maritimes à base de pétrole, le GNL ne dégage pas d'émissions d'oxyde de soufre. Les émissions d'oxyde d'azote peuvent être réduites de jusqu'à 80 pour cent et les émissions de particules d'environ 98 pour cent. Le GNL diminue les émissions de gaz à effet de serre de 20-25 pour cent.

Informations complémentaires sur les objectifs et les financements du BMWi :

En avril 2018, l'Organisation maritime internationale (OMI) a décidé de réduire au moins de moitié les émissions de gaz à effet de serre dans le transport maritime d'ici 2050 par rapport à 2008. Selon le gouvernement fédéral, cela est possible avec une combinaison de technologies qui tiennent compte autant de l'efficacité du moteur que de la réduction des émissions de gaz à effet de serre de la source énergétique utilisée. La technologie du GNL est un premier pas dans la bonne direction. L'objectif de long terme est d'avoir des navires à zéro émission.

C'est ici qu'intervient le programme de recherche maritime avec son axe prioritaire « Maritime.Green propulsion »: à compter de 2019, le BMWi soutient davantage des projets de développement de e-fuels neutres en émissions. Les e-fuels sont des carburants synthétiques extraits lors de la transformation d'énergie électrique produite à partir d'énergies renouvelables (« Power to Fuel », conversion d'électricité en carburant).

L'utilisation de carburants alternatifs à base d'électricité et l'intégration des nouvelles technologies dans l'industrie énergétique sont également au coeur de l'initiative de soutien « la transition énergétique dans les transports » du BMWi avec un volume total de 130 millions d'euros. L'un des projets de coopération financière se penche sur la production et l'utilisation de carburants à base de méthane pour les navires.