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La Conférence du G20-Afrique a eu lieu le 30 octobre à Berlin. Le gouvernement fédéral a élaboré un paquet de mesures d'un montant d'un milliard d'euros.

Le ministre Peter Altmaier a déclaré à ce propos : « Les moteurs décisifs de la croissance et de l'emploi en Afrique sont les échanges et les investissements. Nous utilisons notre expertise économique de manière ciblée afin d'ouvrir de nouvelles opportunités au développement économique et social de l'Afrique. Nous allons allouer une grande part du paquet d'un milliard d'euros du gouvernement fédéral pour créer un réseau étroit d'acteurs proches de l'économie. Nous souhaitons ainsi soutenir davantage d'entreprises allemandes en Afrique. »

Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWI) peut poursuivre son soutien réussi de longue date aux entreprises allemande sur les marchés étrangers les plus différents. Pour cela, le BMWi a créé un réseau économique innovant et garantit une meilleure couverture des risques lors des exportations et des investissements.

Il souhaite soutenir encore davantage d'entreprises allemandes en Afrique. Et particulièrement des petites et moyennes entreprises. Ces dernières manquent souvent de connaissances des marchés. En effet, les marchés africains présentent souvent des risques plus élevés qu'elles ne le pensent. À travers sa participation au paquet de 1 milliard d'euros du gouvernement fédéral, le BMWi veut aider les entreprises en plusieurs étapes à se faire une place sur les marchés africains. Ces étapes consistent à démarcher activement les entreprises allemandes, leur apporter un soutien pratique, les soutenir à créer des partenariats avec des entreprises africaines ainsi que leur offrir une assistance et un accompagnement complets. Il s'agit aussi de leur garantir une meilleure couverture des risques.

Nous avons déjà sensiblement amélioré les conditions des garanties de crédit à l'exportation. Ce qui a permis de faciliter considérablement les activités d'exportation des entreprises allemandes. Très concrètement, nous avons réduit de moitié la participation aux frais pour les activités avec le secteur public dans certains pays de 10 à 5 %. Cela vaut depuis juin 2018 pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal ainsi que, sous certaines conditions, pour l'Éthiopie, le Ghana et le Rwanda.

Nous avons ainsi déjà soutenu plusieurs projets, comme par exemple l'exportation d'installations solaires et d'accumulateurs d'énergie décentralisés vers le Sénégal ainsi que la livraison d'ambulances vers le Ghana.

Nous poursuivons cette voie réussie en continuant de faciliter les garanties de crédit à l'exportation et les garanties à l’investissement.

Nous améliorons la couverture des risques de défaut de paiement pour les exportations allemandes dans les pays partenaires du « Compact with Africa ». Nous diminuons la participation aux frais dans d'autres pays à 5 % concernant les activités réalisées avec le secteur public en cas de réformes prises et de dettes soutenables. Les entreprises qui n'ont pas encore déposé de demande pour recevoir des garanties fédérales pour leurs exportations vers l'Afrique, ne doivent pas payer les frais de demande pour les trois premières demandes qu'elles adressent. Les effets positifs sur l'emploi dans ces pays africains seront notamment pris en considération lors de l'octroi des garanties. Concernant le Bénin, nous créons tout juste et avec effet immédiat les conditions permettant de couvrir, à l'aide de garanties de crédit à l'exportation, les futures activités avec des commanditaires publics.

Nous facilitons la couverture d'investissements réalisés par des entreprises allemandes contre les risques politiques dans les pays du « Compact with Africa ». En cas de projets appropriés, la participation aux frais peut diminuer de 5 à 2,5 %. Nous ne prélevons pas de frais de demande lors des trois premières demandes. Les effets positifs sur l'emploi dans ces pays africains seront notamment pris en considération lors de l'octroi des garanties. Les restrictions qui persistent en matière de couverture des risques seront progressivement supprimées au fur et à mesure que ces pays prendront des réformes, ce qui permettra de mieux couvrir les projets appropriés que ce n'est le cas jusqu'à présent.