Thomas Bareiss

© BMWi/Susanne Eriksson

Le gouvernement fédéral a élargi le 7 juin les possibilités de protection des exportations allemandes. Thomas Bareiß, secrétaire d'État parlementaire auprès du ministre fédéral de l'Économie et de l'Énergie, l'a annoncé lors de la rencontre « En consultation avec les entreprises - les garanties à l'exportation et à l'investissement de la République fédérale d'Allemagne ». Les exportations vers l'Afrique et les transactions internationales à faible volume sont au centre de l'élargissement des garanties de crédit à l'exportation.

Le secrétaire d'État Thomas Bareiß a déclaré à ce propos : « Aujourd'hui, nous lançons un signal pour l'Afrique : Nous élargissons nos garanties aux exportations vers l'Afrique. Ce faisant, nous offrons de nouvelles possibilités de réussite à nos entreprises et de développement économique en Afrique. nous avons par ailleurs développé nos instruments de soutien aux petites et moyennes entreprises exportatrices. Les nouvelles solutions numériques et standardisées soutiennent avant tout les PME. »

Concrètement, les changements suivants ont été décidés :

1. Réduction de la participation aux frais pour certaines transactions avec l'Afrique
Les exportations allemandes à destination de presque tous les pays africains peuvent être couvertes par des garanties publiques de crédit à l'exportation. Ces possibilités de couverture des transactions avec des acheteurs publics sont limitées pour certains pays. L'exportateur ou la banque financière doit surtout assurer une participation aux frais de 10 % (au lieu de 5 %) en cas de dommages éventuels. Dès à présent, la participation aux frais est réduite dans les pays ayant amélioré leurs conditions générales pour les investissements privés dans le cadre de l'initiative du G20 « Compact with Africa ». Cela concerne la Côte d'Ivoire et le Sénégal ainsi que, avec quelques limites, l'Éthiopie, le Ghana et le Rwanda. Il est prévu d'élargir progressivement cette amélioration à d'autres pays africains, dans la mesure où les efforts de réforme respectifs le permettent.

2. Une amélioration des garanties pour les « smart tickets »
En raison des exigences réglementaires, le financement des projets d'exportation de petit volume (« small tickets ») par les banques est souvent relativement coûteux. L'État fédéral peut diminuer dans l'ensemble ces coûts de financement à travers une offre adaptée de garanties de crédit à l'exportation. En étroite concertation avec l'économie exportatrice et bancaire, une série de mesures ont été identifiées permettant d'améliorer les instruments actuels. La première étape déterminante est la mise à disposition le 1er juillet 2018 des garanties de crédit à l'exportation également appelées crédit-fournisseur sous forme simplifiée, standardisée et numérique. Les transactions d'un volume allant jusqu'à 5 millions d'euros et des durées de crédit allant jusqu'à 5 ans peuvent à l'avenir faire l'objet de demandes exclusivement numériques. Les exportateurs peuvent tout de suite voir si une transaction peut recevoir en principe une garantie et quelle prime pourrait être versée. Les délais de traitement des demandes sont considérablement écourtés. Les frais de demande sont supprimés pendant la phase test (1 an). D'autres améliorations sont en cours de planification ou ont déjà été mises en ouvre, comme par exemple l'instauration d'un portail numérique pour les garanties de crédit à l'exportation de l'État fédéral et la simplification du financement des exportations à l'aide de lettres de crédit.

Vous trouverez davantage d'informations sur les nouveautés et l'évènement du 7 juin en consultant www.agaportal.de (en Allemand).