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En vertu des règles de l'UE en matière d'aides d'État, la Commission européenne a approuvé le 7 février la réserve de capacité. Celle-ci sert à garantir l'approvisionnement sur le marché de l'électricité (au cas où, en raison d'imprévus, l'offre ne permet pas de couvrir la demande malgré la libre fixation des prix).

L'autorisation vaut pour une réserve de capacité allant jusqu'à 2 gigawatts. Elle comprend trois périodes consécutives de deux ans de 2019 à 2025. Sur la base de cette décision, le gouvernement fédéral va désormais créer rapidement le cadre juridique pour les appels d'offres de la réserve. La première période doit débuter le 1er octobre 2019.

La réserve de capacité met à disposition des centrales de réserve et des charges adaptées d'un point de vue technique. Les gestionnaires de réseaux de transport concluent sur la base d'un appel d'offres des contrats avec des installations capables, en raison de leurs caractéristiques techniques adaptées, d'assurer dans les temps et de manière appropriée une réserve d'électricité. La réserve de capacité n'est utilisée que lorsqu'il existe un déficit de capacité, c'est-à-dire lorsque, malgré la libre fixation des prix, l'offre ne permet pas de couvrir la demande en raison d'imprévus.

Lorsqu'elle est utilisée, les fournisseurs d'électricité qui n'ont pas pu remplir leurs obligations de livraison payent une part appropriée des coûts totaux de la réserve correspondant au montant dont ils ont eu besoin. Le prix minimal pour ces fournisseurs est de 20 000 €/kWh. À titre de comparaison: en 2017, le prix de gros moyen sur le marché Day-Ahead s'élevait à 34 €/MWh. Les fournisseurs sont ainsi fortement incités à remplir à temps leurs obligations de livraison auprès de leurs clients et à ne pas utiliser la réserve.