Brigitte Zypries, ministre fédérale de l'Économie et de l'Énergie

© BMWi/Susanne Eriksson

Le 31 janvier 2018, le conseil des ministres allemand a adopté le rapport économique annuel 2018 (en allemand) intitulé « Entamer l'avenir sur la base d'une économie renforcée » présenté par Brigitte Zypries, ministre fédérale de l'Économie et de l'Énergie.

Mme Zypries a déclaré à ce propos : « L'économie allemande est au beau fixe. Pour cette année, le gouvernement fédéral table sur une croissance du produit intérieur brut de 2,4 % en chiffres corrigés des prix et donc sur une poursuite de l'essor économique. La forte augmentation de l'emploi assujetti aux cotisations sociales de plus de 700 000 personnes l'année passée est particulièrement encourageante dans ce contexte. Mais encore : les salariés ressentent les effets de cet essor. Ainsi, depuis 2013, les revenus et salaires nets réels ont augmenté de plus de 1,6 % par an et par salarié. L'Allemagne est fortement interconnectée avec ses voisins. C'est pour cette raison que notre économie nationale ne progresse que si l'Europe réussit, si elle se développe et si elle se renouvelle là où c'est nécessaire. »

Selon les données provisoires de l'Office fédéral de la Statistique, le nombre des personnes actives s'élevait à environ 44,3 millions de personnes en 2017 et a atteint ainsi un nouveau record. Cette année, 490 000 personnes supplémentaires trouveront probablement un emploi. En 2017, le taux de chômage s'élevait à 5,7 pourcent ce qui représente le niveau le plus bas depuis la réunification allemande.

Chiffres clés du développement macroéconomique en République fédérale d'Allemagne [1]

2016 2017projection annuelle
2018
évolution en glissement annuel en %, sauf indication contraire
ORIGINE du produit intérieur brut (PIB)
PIB (corrigé des prix)
personnes actives (au niveau national)
taux de chômage en % (définition de l’Agence fédérale pour l’emploi) [2]

1,9
1,3
6,1

2,2
1,5
5,7

2,4
1,1
5,3
UTILISATION du PIB corrigé des prix (réel)
ménages et organisations privées sans but lucratif
équipements
constructions

2,1
2,2
2,7

2,0
3,5
2,6

1,9
5,0
2,8
demande intérieure2,42,22,3
exportations
importations
solde extérieur (impulsion) [3]
2,6
3,9
-0,3
4,7
5,2
0,2
5,3
5,8
0,2
salaires bruts par salarié2,52,72,9

[1] données provisoires de l’Office fédérale de la Statistique jusqu’en 2017 ; situation en janvier 2018
[2] basé sur l’ensemble des personnes actives.
[3] variations absolues des stocks et du solde extérieur du PIB de l’année précédente en % (= contribution au taux de croissance du PIB)

Vers la fin de la dernière législature, le gouvernement fédéral a posé les jalons dans le cadre de sa politique économique pour que l'économie allemande puisse continuer d'exploiter ses potentiels. Il a traité de manière active les défis actuels et de long terme tels que le changement démographique, la numérisation, la mondialisation et le changement climatique et mené une politique économique axée sur l'avenir. Ce faisant, il a poursuivi l'objectif primordial d'une croissance inclusive qui permette à tous les facteurs de croissance au sein de la société de jouer pleinement leur rôle.

L'expérience des dernières années a montré que la consolidation des comptes publics et la réalisation d'investissements supplémentaires peuvent aller de pair. L'État fédéral n'a plus contracté de nouvelles dettes depuis le début de la dernière législature. Cette année encore, les finances publiques vont probablement enregistrer un excédent. Parallèlement, entre 2013 et 2017, le volet du budget fédéral destiné aux investissements a été augmenté d'environ 45 pourcent pour atteindre 36,1 milliards d'euros. Par ailleurs, l'État a considérablement allégé les länder et les communes, qui financent environ les deux tiers des investissements publics, et leur a donné ainsi une plus grande marge de manœuvre. Dans le cadre de la restructuration des relations financières entre l'État fédéral et les länder, il est prévu d'alléger les länder d'un montant s'élevant au début à environ 9,7 milliards d'euros à partir de 2020. En outre, le gouvernement fédéral a augmenté le fonds destiné à la promotion des investissements communaux de 3,5 milliards d'euros qui s'élève désormais à un total de 7 milliards d'euros.

Le gouvernement fédéral a également amélioré les conditions d'investissement pour le secteur privé en facilitant notamment l'accès au capital-risque pour la création d'entreprises innovantes. À ce titre, les allocations destinées au programme INVEST ont été augmentées et le troisième Fonds pour les créateurs d'entreprises high-tech (High-Tech Gründerfonds III) a été créé. De plus, la bureaucratie a été réduite grâce à l'adoption, par exemple, de la règle « one-in-one-out » et de la deuxième loi sur la réduction de la bureaucratie. Ainsi, les coûts administratifs liés aux réglementations ont été réduits considérablement. Le gouvernement fédéral a également amélioré les conditions du droit de la concurrence et des marchés publics : en adoptant le 9e amendement de la loi contre les restrictions à la concurrence, le droit des ententes a été adapté aux exigences imposées par la numérisation. La réforme du droit des marchés publics et le code sur les marchés publics en dessous des seuils européens pour la passation de marchés ont par ailleurs amélioré le cadre juridique des marchés publics.

Les marchés ouverts dynamisent la croissance et améliorent l'emploi tant en termes de quantité que de qualité, et ce également en Allemagne. Le gouvernement fédéral n'a donc pas cédé à la pression protectionniste. Il s'est engagé, entre autres dans le cadre de sa présidence du G20, en faveur de marchés nationaux ouverts, tant en Europe que dans des pays tiers, et d'un système commercial international basé sur des règles. En outre, le gouvernement fédéral coopère étroitement avec ses partenaires européens, en particulier avec la France, afin de préparer l'Europe aux défis de l'avenir. Il participe activement aux débats sur l'avenir de l'Union européenne et sur le développement de l'Union économique et monétaire européenne.

Vous pouvez consulter le rapport économique annuel en cliquant ici (en allemand).