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Sujet - Modèle  - Économie sociale de marché

La prospérité pour tous : combiner une économie dynamique et un équilibre social

Introduction

L'économie sociale de marché constitue le fondement de notre société libérale, ouverte et solidaire. Son idée centrale consiste à protéger la liberté des entreprises et une concurrence qui fonctionne et de promouvoir dans le même temps la prospérité et la sécurité sociale de notre pays.

La mondialisation, la numérisation et le changement démographique confrontent notre ordre économique et social à de nouveaux défis. Il convient donc de renouveler et de renforcer l'économie sociale de marché et de la rendre durable. Elle est en effet la réponse juste aux défis et changements afin que notre cadre de vie, de travail et d'exploitation des ressources perdure même dans un contexte différent. L'économie sociale de marché est la meilleure condition pour renouveler la promesse de prospérité et de sécurité en Allemagne et en Europe au 21e siècle.

La mission de la politique est de définir des conditions cadres pour tous en termes de prospérité. Puisque l'économie sociale de marché a besoin d'un État qui donne des conditions fiables aux entreprises et de la sécurité à la population, d'après le principe : autant de marché et aussi peu de bureaucratie que possible.

Garantir la concurrence

L'économie de marché veille à ce que les entreprises développent des produits innovants apportant une valeur ajoutée à la population. Les entreprises rivalisent pour séduire les clients et sont donc encouragées à utiliser leurs moyens de production aussi efficacement que possible, ce qui leur permet ainsi d'offrir une qualité élevée de marchandises et de services à des prix attrayants. Les entreprises qui développent en permanence leurs produits et ont de nouvelles idées, ont de bonnes chances de faire face à la concurrence et améliorent ce faisant notre qualité de vie. La concurrence stimule de cette manière les innovations et le progrès et améliore la qualité de vie de la population.

La concurrence est cependant souvent difficile et contraignante pour les entreprises. C'est pourquoi certaines entreprises tentent d'y échapper, en passant des accords sur les prix ou en fusionnant avec les concurrents directs. Afin d'empêcher les abus de pouvoir de marché, l'État a la mission au sein de l'économie sociale de marché de protéger la concurrence. Il existe des règles du jeu qui veillent à ce que de nouveaux concurrents puissent accéder aux marchés et à ce que la concurrence fonctionne. Cela doit également valoir pour les services numériques.

Équité en matière de prestations et égalité des chances

Dans l'économie sociale de marché, une économie forte offre de bons emplois sûrs. En principe, les revenus et salaires sont déterminés par l'offre et la demande. Les conventions collectives négociées entre les employeurs et les syndicats jouent également un rôle important afin de garantir que les revenus sont conformes aux prestations et que les employés contribuent à augmenter les richesses. De plus, notre société est solidaire car elle couvre les besoins de ceux qui, en raison de leur âge, d'une maladie ou du chômage, ne touchent aucun salaire ou un salaire très faible. Le système d'assurance sociale reposant sur les prélèvements sur les salaires garantit un haut niveau de sécurité.

La péréquation sociale est garantie par le système fiscal et l'aide sociale. L'État garantit que les risques existentiels sont couverts (par exemple à travers une assurance maladie obligatoire) et que l'égalité des chances est renforcée à travers la scolarité obligatoire et gratuite pour tous.

Les fondements juridiques

L'économie sociale de marché n'est certes pas explicitement inscrite dans la loi fondamentale, mais des éléments centraux de notre législation établissent l'économie sociale de marché comme le système économique de l'Allemagne. Par exemple, la loi fondamentale établit les principes de la propriété privée, de la liberté de contrat et de coalition et le droit de choisir un emploi. Par ailleurs, elle établit la République fédérale comme un État fédéral social et démocratique. Cela signifie qu'il est impossible d'avoir une économie administrée centralement ou une économie de marché sans entraves en Allemagne.

En mai 1990, l'économie sociale de marché a été pour la première fois ancrée juridiquement, en tant qu'ordre économique commun, dans l'accord (PDF: 163 Ko, en allemand) sur la création d'une union monétaire, économique et sociale entre la République fédérale d'Allemagne et l'ancienne République démocratique allemande.

Un travailleurs dans un'entreprise; Source: Getty Images/Monty Rakusen

© Getty Images/Monty Rakusen

Renforcer l'économie, garantir l'avenir

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L’économie sociale de marché aujourd’hui

Le modèle économique allemand

L'économie sociale de marché crée les conditions d'une qualité de vie élevée et de la sécurité sociale et économique, en Allemagne et en Europe. Elle reste le garant d'une croissance forte et de la prospérité pour tous.

Le concept de l'économie sociale de marché constitue le fondement de la politique économique allemande. Ce qui importe est un État capable d'agir qui impose des règles et assure des conditions cadres fiables : pour une économie dynamique et compétitive qui donne une marge de manœuvre à l'État pour promouvoir l'équité sociale et qui veille à ce que l'ensemble de la population bénéficie de la prospérité.

L'Allemagne poursuit sa croissance depuis des années : selon les projections annuelles pour 2018, l'économie allemande continuera de croître et enregistrera un taux de croissance de 2,4 % en 2018. La croissance économique est également visible sur le marché du travail : environ 44,6 millions de personnes ont actuellement un emploi. Il s’agit-là du taux de chômage le plus bas depuis 25 ans. L'objectif est d'atteindre le plein emploi d'ici 2025. Notre croissance économique augmente la prospérité : les revenus et salaires nets réels ont augmenté de plus de 1,6 % par an depuis 2013. La croissance économique solide des dernières années s'accompagne aussi d'une augmentation substantielle du pouvoir d'achat pour une grande partie de la société.

Participation aux fruits de la croissance et à la vie sociale

Un facteur déterminant pour la qualité de vie élevée dont jouissent actuellement un grand nombre de personnes en Allemagne tient dans le renversement de tendance qui s’est produit sur le marché du travail à partir du milieu des années 2000 et dans l’évolution particulièrement positive de l’emploi qui a suivi. Avec 43,5 millions de contrats de travail, le chômage se situe actuellement à son plus bas niveau dans l’histoire de la République. La croissance économique solide de ces dernières années s’accompagne d’une hausse substantielle du pouvoir d’achat au bénéfice de larges couches de la société.

Soucieux de préserver la prospérité et la cohésion sociale dans le pays, le Gouvernement développe les investissements, vient en aide aux communes et améliore les conditions dans lesquelles doivent agir les P.M.E. et les jeunes entreprises. L’investissement et l’innovation sont en effet la clé de la compétitivité, d’une prospérité durable et d’une meilleure qualité de vie. Des infrastructures modernes et performantes sont à la base de la croissance, tout comme l’investissement dans l’éducation, la recherche et les sciences.
L’Économie sociale de marché est synonyme d’investissements au service de la réussite économique, mais aussi de plus de sécurité sociale : niveau de retraites suffisant, logement abordable, enseignement de qualité, villes et communes dynamiques et accès aux services et équipements collectifs. C’est pourquoi le Gouvernement entend renforcer l’intégration et la cohésion sociales au moyen d’un plan Intégration et par le lancement d’un nouveau pacte de solidarité. L’objectif de ces dispositifs est notamment la mise en œuvre d’une politique volontaire du marché du travail en faveur de l’insertion professionnelle des réfugiés et de tous les chômeurs de longue durée vivant en Allemagne, la relance du logement social et la création d’un parc de logements à loyer abordable pour tous.

L’Allemagne défend également le concept de l’Économie sociale de marché au niveau international. Ce modèle est en effet le seul qui nous permettra de préserver nos avancées, de promouvoir la participation aux fruits de la croissance et à la vie sociale et de donner aux entreprises un cadre stable dans une économie mondialisée.

Le drapeau de LUnion Europénne; Source: iStock.com/instamatics

© iStock.com/instamatics

Économie européenne et marché intérieur

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Histoire

Ludwig Erhard et Karl Schiller

Depuis le milieu du XXe siècle, la politique économique allemande s'inspire du concept d’Économie sociale de marché. Premier ministre de l'Économie de la République fédérale d'Allemagne, de 1949 à 1963, Ludwig Erhard a joué un rôle déterminant dans la mise en place de l’Économie sociale de marché. Ce concept a été élargi sous son successeur de 1966 à 1972, Karl Schiller, par ce qu’on appelle le « carré magique », une formule qui résume les objectifs de stabilité des prix, d’équilibre de la balance commerciale, de croissance et de haut niveau de l’emploi.

Les « années du miracle économique » de la jeune République fédérale d'Allemagne ont été fortement marquées par l’action de Ludwig Erhard. La création du deutsche mark et la mise en place de l’Économie sociale de marché sont inséparablement liées au nom du premier ministre de l’Économie. « Directeur de l'administration de l’économie » des trois zones d'occupation occidentales, Ludwig Erhard a simultanément mené la réforme monétaire de 1948 et mis fin à l'économie dirigée. Favorisé par le plan Marshall, son programme de réformes a valu à l'Allemagne de l’après-guerre un essor économique sans précédent.

De nouveaux défis ont surgi durant les années 1960, lorsqu’il a fallu remédier à un ralentissement de la croissance et au chômage par une politique économique active. Professeur de théorie économique et sénateur à l’Économie de Hambourg, Karl Schiller devient ministre fédéral de l'Économie. Il est le père de la loi sur la stabilité et la croissance. Depuis, l’équilibre macroéconomique est pour le Gouvernement un objectif constant qui inclut en particulier la réalisation d’investissements publics en fonction de la demande.

« La prospérité pour tous »

L’objectif d’Erhard et de Schiller était de favoriser une activité économique rationnelle qui améliorerait la situation sociale de la population et permettrait d’arriver à la « prospérité pour tous ». Ils se différenciaient par leur conception du rôle de l’État. Erhard était pour la retenue, tandis que Schiller lui attribuait un rôle plus actif, qu’il résumait par sa fameuse formule : « Autant de marché que possible, autant de planification que nécessaire ». Le modèle de l’Économie sociale de marché était cependant commun à ces deux personnalités marquantes.

Évènements historiques entre 1949 et 1966

Pour plus d'informations

  • 27.01.2016 - Communiqués de presse - Développement économique et conjoncture

    Communiqués de presse: Rapport économique annuel 2016 : « Assurer l'avenir - Exploiter les chances offertes par le changement numérique »

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Arbeiter beim Bau eines Hauses symbolisiert Soziale Marktwirtschaft; Quelle: Getty Images/Helen King