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Article - Politique économique

Investir dans l'avenir de l'Allemagne et de l'Europe

Introduction

Malgré un environnement international difficile, l’économie allemande se porte bien. L’économie évolue environ dans le cadre de sa croissance potentielle. Le nombre d’actifs atteint un niveau record et le chômage continue de baisser. L’évolution favorable du marché de l’emploi, étayée par un faible taux d’inflation, permet une progression sensible des salaires réels.

Après deux années particulièrement atones, la croissance économique a nettement augmenté en 2014 pour atteindre 1,6 % et un taux similaire en 2015. Cette évolution positive devrait se poursuivre, le gouvernement fédéral tablant en 2016 sur une croissance économique de 1,8 %.

Les investissements et les innovations sont un moyen essentiel pour accroître la compétitivité, assurer la prospérité à long terme et améliorer la qualité de vie en Allemagne et en Europe. Le gouvernement fédéral s’est donné pour objectif d’augmenter les investissements privés et publics en Allemagne et en Europe. Une infrastructure moderne et performante constitue la base de la croissance future, tout comme les investissements dans l’éducation, les sciences et la recherche.

Le marché du travail évolue favorablement. À l’automne 2015, l’Allemagne comptait 43,5 millions d’actifs, 400 000 de plus qu’un an auparavant. Cette évolution se poursuivra en 2016. Le nombre d’emplois soumis aux cotisations sociales augmente encore davantage que celui des actifs.

Dès 2014, l’Allemagne est parvenue à l’équilibre budgétaire pour la première fois depuis 1969 (« zéro pile »). Le projet de budget fédéral 2016 prévoit également de ne contracter aucunes nouvelles dettes malgré le nombre accru de défis à relever.

L’économie allemande fait face aux défis de l’accélération de l’évolution technologique et d’une société vieillissante. Le passage aux énergies renouvelables doit en outre être organisé de telle sorte que la compétitivité allemande s’en trouve renforcée. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne a besoin d’investissements supplémentaires substantiels dans son avenir.

L’économie sociale de marché a fait ses preuves et constitue le fondement de l’avenir de l’Allemagne. Une reprise économique durable en Europe est également une condition déterminante pour garantir la croissance et l’emploi en Allemagne.

L'économie sociale de marché allemande repose sur le principe selon lequel seule une société ouverte, compétitive, juste et solidaire peut réussir économiquement sur le long terme. L'économie sociale de marché exige donc une conception commune de l'équilibre entre sens des responsabilités et solidarité. Le gouvernement fédéral souhaite continuer à cultiver cette conception commune à travers le dialogue, la transparence et des possibilités de participation pour tous les citoyens.

Les investissements sont un moyen essentiel pour accroître la compétitivité, assurer la prospérité à long terme et améliorer la qualité de vie en Allemagne et en Europe Pour y parvenir, le gouvernement fédéral applique une approche globale. Il convient notamment

  • de maintenir et développer l’infrastructure publique,
  • de renforcer la capacité d’innovation et d’accompagner l’économie allemande, en particulier l’industrie et les PME, vers le numérique,
  • de poursuivre la transition énergétique avec succès et de manière rentable, d’offrir aux investisseurs une certaine sécurité en établissant des conditions claires et d’encourager l’investissement des entreprises dans les technologies d’efficacité énergétique,
  • d’investir davantage dans l’éducation afin de garantir la couverture des besoins en main-d’œuvre qualifiée, d’approfondir l’intégration du marché du travail, d’élargir les possibilités de participation et de
  • stabiliser l’union économique et monétaire en Europe.

Durant la première moitié de la législature, le gouvernement fédéral a pris des décisions de grande portée pour renforcer sensiblement les investissements publics. Des moyens supplémentaires seront ainsi mis à disposition pour les infrastructures de transport, le déploiement des réseaux à large bande, les mesures d’efficacité énergétique et de protection du climat et les investissements communaux. Dans le même temps, les conditions propices aux investissements privés seront améliorées. Vous trouverez de plus amples informations sur la stratégie d’investissement du gouvernement fédéral en cliquant ici.

La transition énergétique est un projet auquel de nombreuses générations prendront part, qui consiste en un remaniement complet de l'approvisionnement énergétique allemand d'ici 2050. Le système énergétique de l'avenir dépendra majoritairement des énergies renouvelables et sera très efficace.

Afin d'atteindre ces objectifs ambitieux tout en préservant la compétitivité du site industriel allemand, la transition énergétique doit être un succès non seulement écologique mais aussi économique. Pour y parvenir, elle doit être un moteur d'investissements et de modernisation pour une économie innovante et doit contribuer à stimuler la croissance et l'emploi. Le fil conducteur en est le « triangle de la politique énergétique », soit un approvisionnement énergétique sûr, abordable et respectueux de l'environnement.

Grâce à la réforme de la loi sur les énergies renouvelables (EEG), le gouvernement fédéral a jeté les bases du développement des énergies renouvelables. Les autres projets phares qui seront réalisés durant cette législature figurent dans l'Agenda Énergie en 10 points. Ils ont été harmonisés en termes de calendrier et de contenu de sorte à faire progresser systématiquement et efficacement la transition énergétique. Le Livre vert « Un marché de l'électricité pour la transition énergétique », publié fin octobre 2014 et soumis à la consultation publique, vise à évaluer les différentes options du futur aménagement du marché de l'électricité.

Le « Plan d'action national pour l'efficacité énergétique » adopté en décembre 2014, décrit la stratégie du gouvernement fédéral en matière d'efficacité énergétique pour cette législature. Cette stratégie vise à sensibiliser le public à la rentabilité des mesures d'efficacité énergétique dans tous les secteurs et à créer les conditions pour que les potentiels d'efficacité énergétique soient pleinement exploités. La stratégie d'efficacité énergétique globale pour le bâtiment, que le gouvernement fédéral élabore cette année, doit contribuer à bâtir un parc immobilier presque climatiquement neutre d'ici 2050 en Allemagne. Le gouvernement fédéral a en outre adopté des mesures complémentaires avec le « Programme d'action pour la protection du climat 2020 », dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici 2020 par rapport à 1990.

Un développement économique durable en Europe est une condition primordiale pour la croissance et l'emploi en Allemagne. Une croissance économique durable et équilibrée, qui permet la participation économique et sociale de chaque citoyen, peut aussi améliorer la situation sociale des citoyens de l'Union européenne sur le long terme. Pour améliorer durablement le potentiel de croissance européen, le gouvernement fédéral mise sur la combinaison de trois aspects : des investissements accélérés, des réformes structurelles ambitieuses et une consolidation propice à la croissance.

Le gouvernement fédéral se félicite de l'initiative sur les investissements de la Commission européenne. En plus des investissements dans des secteurs capitaux comme l'énergie et les infrastructures numériques, le gouvernement fédéral estime que l'environnement des investissements privés, qui représentent la majeure partie des activités d'investissement, doit être amélioré durablement dans tous les pays membres de l'UE.

En collaboration avec les partenaires sociaux, le gouvernement fédéral élabore des stratégies visant à contrer les effets de l'évolution démographique sur l'économie et à préserver la performance de l'économie allemande. Son objectif consiste d'une part à mobiliser le potentiel de la main-d'œuvre nationale qualifiée et, d'autre part, à rendre l'Allemagne plus attrayante pour la main-d'œuvre qualifiée internationale.

Le gouvernement fédéral a convenu d'une alliance pour la formation et la formation continue en coopération avec les entreprises, les syndicats, l'Agence fédérale pour l'emploi et les Länder. Grâce à sa réforme de la loi fédérale pour la promotion de la formation (BAföG), le gouvernement fédéral améliore grandement la situation des élèves et des étudiants. Il a continué à développer la campagne de recrutement de main-d'œuvre qualifiée, une campagne d'information et de mobilisation dans le cadre du Plan travailleurs qualifiés.

Avec le tournant numérique et l'interconnexion internationale croissante qui en découle, les conditions changent dans la quasi-totalité des domaines de la vie sociale. Sur le plan économique, la numérisation offre également de nouveaux champs d'action pour les innovations et de nouveaux modèles économiques. L'Allemagne, et notamment son industrie forte et ses PME innovantes, doit saisir les nouvelles chances pour ne pas perdre du terrain sur la scène internationale.

Dans ce contexte, le gouvernement fédéral a adopté un Agenda Numérique 2014-2017 de grande envergure, qui sera développé en collaboration avec les secteurs économique et scientifique, les partenaires sociaux et la société civile, et qui sera mis en œuvre dans le cadre d'un processus continu.

La réduction des charges bureaucratiques permet aux entreprises de créer plus de richesse, d'emplois et d'innovations. Le 11 décembre 2014, le gouvernement fédéral a adopté des dispositions visant à réduire davantage les charges bureaucratiques pesant sur les PME.

Ces dispositions regroupent quelque 21 mesures, concernant notamment le droit fiscal et comptable, le soutien de start-ups et de jeunes fondateurs d'entreprises ainsi que l'obligation de fournir des statistiques et des informations. Le gouvernement fédéral introduira le 30 juin 2015 au plus tard le principe du « One-in, one-out », afin qu'à l'avenir chaque charge supplémentaire induite par de nouveaux projets législatifs entraîne la suppression d'une charge existante.

L'Allemagne a besoin d'une nouvelle Gründerzeit (soit la période des fondateurs, datant d'avant la Première Guerre mondiale). L'Allemagne compte parmi les pays les plus innovants du monde entier. Néanmoins, le nombre de créations d'entreprises est en recul, notamment dans le domaine high-tech. C'est pourquoi le gouvernement fédéral soutient l'esprit entrepreneurial et la création d'entreprises ainsi que de meilleures conditions de financement, afin d'accélérer la dynamique des création d'entreprises et d'exploiter encore davantage le potentiel de croissance des petites et moyennes entreprises.

Pourtant, les jeunes entreprises à haute intensité de capital n'ont souvent pas suffisamment de possibilités de financement, surtout lors de leurs débuts. Cela s'explique en partie par la faiblesse du marché du capital-risque en Allemagne par rapport au reste du monde. Le gouvernement fédéral souhaite donc améliorer les conditions générales du capital-risque en Allemagne et promouvoir le financement participatif, segment de marché encore très peu développé en Allemagne.

Une intégration réussie dans l'économie mondiale est essentielle pour l'économie nationale allemande et pour le développement durable de la prospérité, de la croissance et de l'emploi. Le gouvernement fédéral s'emploie donc à renforcer davantage les relations économiques internationales.

Il soutient la mise en œuvre cohérente de l'accord de Bali de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et œuvre en faveur d'un accord de libre-échange afin d'améliorer l'accès des entreprises allemandes et européennes aux marchés des pays tiers importants. Les négociations concernant un « Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) » entre l'UE et les États-Unis ont commencé en 2013. Le gouvernement fédéral souhaite leur aboutissement avant la fin 2015. L'objectif est d'ouvrir davantage les marchés des deux côtés de l'Atlantique et de contribuer ainsi au renforcement de la croissance et de l'emploi.