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Article - Coopération internationale

Sommet économique mondial

Introduction

Logo « Groupe des 20 »

Les sept pays les plus importants du monde sur les plans économique et politique, les États-Unis d'Amérique, le Japon, l'Allemagne, la France, l'Italie, la Grande-Bretagne et le Canada (G7), se sont réunis pour la première fois en 1975 lors d'un forum informel des chefs d'État et de gouvernement (« Groupe des sept », G7), dans l'intention de faire face à leur responsabilité concernant les grandes questions clés globales et de contribuer activement au développement de réponses constructives. De 1998 à 2014, les pays du G7 se sont réunis avec la Russie et ont formé le « groupe des huit », le G8. En réponse à l'annexion contraire au droit international de la Crimée par la Russie, les États membres du G7 ont annoncé, le 24 mars 2014, en marge du sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye, la suspension de leur participation au G8 jusqu'à la création d'un environnement politique adéquat.

Face à la crise financière et économique, un autre groupe composé de 20 États importants sur les plans économique et politique(y compris l'Union européenne en tant que membre) s'est constitué, en 2008, afin d'élaborer un plan commun permettant de résoudre les problèmes globaux urgents nés de la crise. Depuis, le G20 est devenu une instance de pilotage de la coopération interétatique dans les domaines de la politique économique et financière, tandis que le G7 se préoccupe davantage de thèmes relevant de la politique des affaires étrangères, de la sécurité et du développement.

Le Groupe des Vingt, ou Le G20 est un forum informel des chefs d’État et de gouvernement des États-Unis d’Amérique, du Japon, de Chine, d’Allemagne, de France, d’Italie, de Grande-Bretagne, de l’UE, du Brésil, du Canada, d’Inde, de Russie, d’Australie, du Mexique, de Corée, de Turquie, d’Indonésie, d’Arabie saoudite, d’Argentine et d’Afrique du Sud.

Son objectif est de renforcer le système financier international et d’élaborer des solutions pour répondre aux défis globaux. Les organisations internationales suivantes participent aussi régulièrement aux sommets et aux travaux du G20 : Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale (BM), Forum de stabilité financière (FSB), Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Organisation internationale du Travail (OIT) et Nations Unies (ONU).

En 2017, l'Allemagne occupe la présidence du G20, en 2018 ce sera le tour de l'Argentine.

La présidence allemande du G20 en 2017

Elle est responsable de toute l’organisation du sommet et en fixe les grands thèmes. Depuis le 1er décembre 2016, l'Allemagne a repris la présidence du G20. Pendant la présidence, le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie posera les jalons d'une croissance inclusive qui renforce la cohésion sociale à travers une plus grande participation sociale. Les investissements dans la formation, dans les infrastructures et l’amélioration des conditions cadres pour les investissements privés constituent des priorités.

Le moteur central de la croissance économique est la numérisation. C'est pourquoi le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWi) a organisé les 6 et 7 avril 2017 la première conférence des ministres du numérique du G20 sur le thème « Numérisation : Politiques pour un avenir numérique ». En amont de cette rencontre, l'OCDE a dirigé le 12 janvier 2017 avec le BMWi la conférence « thèmes clés de la transformation numérique du G20 ». Les résultats de cette conférence ont alimenté les consultations des ministres du numérique du G20. Vous trouverez la déclaration ministérielle et une feuille de route commune contenant 11 champs d'action centraux en faveur d'une politique du numérique mondiale ici.

L'Allemagne fait le lien avec les résultats des présidences précédentes et assure la continuité du travail réalisé au sein du G20. Ce n'est que lorsque des mesures décidées sont mises en œuvre et que leur mise en œuvre est surveillée que le G20 peut obtenir des résultats durables. La feuille de route du G20 est basée sur trois piliers : garantie de la stabilité, amélioration de la viabilité et la prise de responsabilité.

Vous trouverez des informations détaillées sur le travail et les objectifs du G20 sous la présidence allemande sur le site www.g20germany.de (in allemand).

Sommet du G20 2017

Le gouvernement fédéral a accueilli le sommet du G20 entre les chefs d’État et de gouvernement qui s'est tenu les 7 et 8 juillet à Hambourg. L'ordre du jour du sommet était intitulé « Shaping an interconnected world ». Outre de nombreux autres thèmes et accords, la déclaration finale contient un signal clair en faveur du libre-échange, de marchés ouverts et contre l'isolement et le protectionnisme.

Le gouvernement fédéral a accueilli le sommet du G20 entre les chefs d’État et de gouvernement qui s'est tenu les 7 et 8 juillet à Hambourg. L'ordre du jour du sommet était intitulé « Shaping an interconnected world ». Outre de nombreux autres thèmes et accords, la déclaration finale contient un signal clair en faveur du libre-échange, de marchés ouverts et contre l'isolement et le protectionnisme. Les pays du G20 ont par ailleurs décidé la création d'un partenariat du G20 avec l'Afrique, une action commune contre les surcapacités dans l'industrie sidérurgique et la poursuite d'une coopération approfondie concernant la gestion politique du changement numérique.

Vous trouverez le communiqué officiel de la rencontre ainsi que d'autres documents et déclarations en allemand et en anglais en cliquant ici (en allemand). Pour afficher l'aperçu des axes clés du sommet du G20, cliquez ici (PDF, 473KB).

Les axes clés du BMWi lors du G20

Les priorités du BMWi concernent les secteurs du numérique, de l'énergie, du commerce et des investissements.

Numérique
La numérisation offre de nombreuses chances à l'économie et à la société. Afin que chacun profite de ces chances, un cadre d'action commun international est nécessaire. La numérisation rapproche encore davantage le monde à travers des chaînes de création de valeur intégrées, l'Industrie 4.0, le commerce numérique, les réseaux sociaux et les plateformes. Les objectifs du BMWi concernant la gestion de la numérisation sont la transparence, la sécurité juridique et un cadre concurrentiel juste sur Internet, la souveraineté des données et l'harmonisation des normes et standards pour l'industrie 4.0 et la promotion de la culture numérique.

Énergie
Un approvisionnement en énergie sûr, rentable et neutre sur le plan climatique, accessible à tous, constitue une base essentielle pour la croissance économique et la prospérité et est l'une des plus grandes préoccupations du G20. Sous la présidence chinoise, les États du G20 ont décidé la mise en œuvre ambitieuse de l'accord de Paris sur le climat. Celle-ci est seulement possible si les thèmes de l'énergie et du climat sont étroitement liés et coordonnés. Le secteur de l’énergie est responsable d'une grande partie des émission de CO2. Sous la présidence allemande, les États du G20 discuteront de la façon dont les transitions énergétiques ambitieuses peuvent entraîner des systèmes d'approvisionnement énergétique sûrs, rentables et respectueux de l'environnement et quels en sont les investissements nécessaires.

Commerce et investissements
Le commerce et les investissements sont les principaux vecteurs de la croissance économique. C'est pourquoi le groupe de travail « commerce et investissements » (Trade and Investment Working Group) se penchera sur le soutien du système commercial multilatéral sous la présidence allemande. Les objectifs sont des marchés ouverts, des conditions cadres fiables et la transparence afin de promouvoir les investissements transfrontaliers et la croissance. Les travaux réalisés par le G20 doivent être approfondis dans l'optique de faciliter et de poursuivre les investissements. Le commerce numérique sera un autre point clé en concentrant les efforts sur l'amélioration des données statistiques, le rôle de l'OMC et la dimension du développement. Par ailleurs, les niveaux de protection élevés pour les salariés seront aussi à l'ordre du jour.

Le thème des surcapacités dans le secteur sidérurgique reste au centre de la feuille de route du G20. Ce qui est décisif, ce n'est pas seulement de pouvoir réagir sur le court terme aux symptômes des distorsions sur le marché sidérurgique mondial. L'objectif est bien plus de trouver une voie menant à la suppression des surcapacités existantes à l'échelle internationale. Cette tâche étant internationale, le gouvernement fédéral saisira l'occasion offerte par la présidence du G20 pour rapprocher un groupe le plus grand possible d'États producteurs d'acier, afin de trouver des pistes de solution concrètes permettant de supprimer les subventions et aides d'État non autorisées et de diminuer ainsi les surcapacités.

L'importance que revêt le G20

Le G20 est devenu une instance de pilotage de la coopération interétatique dans les domaines de la politique économique et financière. La large composition du groupe lui permet d’œuvrer activement en faveur de la résolution des problèmes globaux et d’adopter des mesures communes. Les États membres du G20 représentent environ deux tiers de la population mondiale, quatre cinquièmes du produit intérieur brut global (exprimé en parité de pouvoir d’achat) et du commerce mondial ainsi que trois quarts de l’aide internationale au développement.

Le G20 se réunit au niveau des ministres des Finances et des gouverneurs des banques nationales depuis 1998. L’objectif de ce dialogue institutionnalisé était d’encourager la stabilité financière internationale au lendemain de la crise asiatique de 1997. Les participants étaient sélectionnés au regard de leur importance pour le système financier international compte tenu de l’équilibre géographique et de la taille de la population. D’autres réunions de ministres, par exemple, des ministres du Travail, du Développement, de l’Agriculture ou de l’Économie, ont été et sont convoquées selon les besoins. À la suite de la crise économique et financière, non seulement les ministres des Finances et les gouverneurs des banques nationales, mais aussi les chefs d’État et de gouvernement se sont réunis pour la première fois, en novembre 2008, dans le cadre du G20 à Washington D.C.

Ici également, de même que dans le processus du Groupe des Sept, les sherpas jouent un rôle central. Les délégués personnels des chefs d’État et de gouvernement sont convoqués plusieurs fois par an par la présidence du G20 en amont et en aval du sommet. La présidence du G20 peut en outre convoquer des groupes de travail et d’experts en fonction des axes prioritaires qu’elle se fixe. Le professeur Lars-Hendrik Röller, conseiller de politique économique et financière de la chancelière fédérale, est le sherpa allemand (délégué personnel de la chancelière pour les sommets du G7 et du G20).

Vous trouverez des informations supplémentaires sur le G20 en cliquant ici (en allemand).

Les chefs d'État et de gouvernement du G7 se rencontrent une fois par an à l'invitation de la présidence respective. La Commission européenne siège en qualité d'observateur.

À l'issue de chaque sommet, une déclaration finale (communiqué) est adoptée contenant les résultats les plus importants. Les thèmes du sommet sont préparés par les « sherpas », les représentants personnels des gouvernements. Le sherpa allemand (délégué personnel de la chancelière allemande pour les sommets du G7/G20) est actuellement le professeur Lars-Hendrik Röller, conseiller économique et financier de la chancelière allemande. Les sherpas sont assistés par les sous-sherpas du ministère fédéral des Affaires étrangères et du ministère fédéral des Finances qui se réunissent aussi régulièrement au sein du G7 (G8).

Conformément au principe du consensus, le groupe discute de questions d'importance globale et les envisage dans le contexte des principaux pays industrialisés du monde. Les thèmes habituels du G7 sont l'économie mondiale/le commerce, le politique de sécurité et de développement, ainsi que le changement climatique, l'environnement et l'énergie. En 2014, les pays du G7 ont réalisé environ 35 % du produit intérieur brut global (mesuré en parité de pouvoir d'achat), ils représentent près de la moitié du commerce mondial, fournissent trois quarts de l'aide mondiale au développement et sont les principaux contributeurs aux organisations internationales. Par ailleurs, les États-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni et la France élisent trois des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Outre les réunions des chefs d'État et de gouvernement, les ministres des Affaires étrangères se réunissent chaque année, avant le sommet, afin de constater les défis actuels de la politique des affaires étrangères et de sécurité. Les ministres des Finances du G7 et les gouverneurs des banques nationales se réunissent aussi régulièrement pour discuter de questions de politique monétaire. D'autres ministres du G7 se réunissent également en fonction de l'agenda de chaque présidence.

Les pays du G7 ont une responsabilité particulière concernant l'avenir de notre planète. Ceci implique qu'ils s'engagent en tant que communauté partageant des valeurs communes pour la paix, la sécurité et pour que les hommes puissent décider de leur propre vie. La liberté et les droits de l'homme, la démocratie et l'État de droit, la paix et la sécurité, la prospérité et le développement durable sont les principes fondamentaux du G7.

La présidence italienne du G7 en 2017

Les discussions du sommet du G7 qui a eu lieu les 26 et 27 mai 2017 sous présidence italienne à Taormine en Sicile étaient centrées non seulement sur les thèmes traditionnels de politique extérieure et sécuritaire et le développement économique mais aussi sur la politique commerciale, la numérisation et la politique énergétique.

Concernant la politique commerciale, le G7 s'est déclaré clairement en faveur d'un commerce international libre et basé sur des règles et contre le protectionnisme. Le rôle de l'OMC a été reconnu. Concernant la numérisation, le G7 souligne les chances qu'offrent les nouvelles technologies et l'industrie 4.0 pour les innovations et la compétitivité mais met également en exergue les défis, par exemple dans le domaine de l'avenir du travail. Au sujet de la politique énergétique, le G7 continue son travail sur la base des résultats obtenus lors de la rencontre des ministres de l'Énergie du G7 les 9 et 10 avril 2017 à Rome et confirme sa volonté de promouvoir le passage à des systèmes d'approvisionnement énergétique durables et sûrs.

La présidence japonaise du G7 en 2016

Le sommet des chefs d'État et de gouvernement du G7 s'est tenu les 26 et 27 mai à Ise-Shima, sous présidence japonaise. Outre les thèmes classiques traités par le G7, les axes centraux de la présidence japonaise étaient les infrastructures, les femmes et la santé, ainsi que des questions actuelles telles que la lutte contre les causes de migration et de fuite. Vous trouverez des informations supplémentaires dans la déclaration finale (PDF: 763 KB, en allemand).

Le Ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie a joué un rôle particulièrement important concernant les thèmes du commerce et de l'énergie. En matière de politique commerciale, les pays du G7 ont souligné leur engagement en faveur de marchés ouverts contre le protectionnisme. Il s'agit de lutter contre les surcapacités internationales dans les différents secteurs industriels en supprimant les mesures à effets de distorsion. Le G7 a insisté sur l'importance d'un système commercial multilatéral réglementé au sein de l'OMC ainsi que sur des accords régionaux et bilatéraux. Concernant le thème de l'énergie, les États du G7 sont décidés à promouvoir la décarbonisation ainsi que les investissements dans les énergies renouvelables et les infrastructures peu énergivores. Ils ont confirmé la mise en œuvre des mesures décidées lors du sommet du G7 à Elmau en 2015 en matière de sécurité d'approvisionnement énergétique et leur volonté de supprimer les subventions inefficaces pour l'exploitation des énergies fossiles.

En amont du sommet, le Japon a organisé dix réunions ministérielles. Le Ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie était représenté par le Secrétaire d'État Baake lors de la rencontre ministérielle sur l'énergie à Kitakyushu les 1er et 2 mai 2016 ainsi que le Secrétaire d'État Machnig lors de la rencontre ministérielle sur les TIC à Takamatsu les 29 et 30 avril 2016. Il s'agissait de la première rencontre ministérielle sur les TIC du Groupe des 7 depuis 1995, qui a permis de tenir compte des défis internationaux dans les domaines des TIC et de la numérisation dans le cadre du G7.

En 2017, l'Italie assumera la présidence du G7.

Présidence allemande du G7 en 2015 - Réunion des ministres de l'Énergie du G7 à Hambourg

L'Allemagne présidait le G7 en 2015. Une déclaration finale a été adoptée à l'issue du sommet.

Les 11 et 12 mai 2015, le sommet des ministres de l'Énergie du G7 a eu lieu à Hambourg sous la direction du ministre fédéral Sigmar Gabriel. L'approvisionnement énergétique durable était le thème central de cette rencontre. En tant que pays hôte de ces entretiens, la présidence allemande du G7 a montré qu'un approvisionnement énergétique durable et sûr est une chance pour l'innovation, la puissance économique et le progrès technologique. Lors de la rencontre de l'année précédente en 2014, les ministres de l'Énergie du G7 avaient déjà convenu de mesures en faveur de l'amélioration de la sécurité énergétique (en particulier de la sécurité d'approvisionnement en gaz). La présidence allemande du G7 a poursuivi et approfondi ce dialogue sur la sécurité énergétique. La compétitivité et la protection du climat étaient au cœur du dialogue. La question était de savoir de quelle façon elles peuvent être conciliées L'efficacité énergétique, les technologies innovantes telles que l'énergie éolienne offshore et la sécurité des systèmes électriques avec une part d'énergies renouvelables élevée ont également joué un rôle important. Un communiqué commun des Ministres de l'Énergie du G7 (PDF: 152 KB, en anglais) a été adopté à l'issue du sommet de deux jours sur l'énergie.

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