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L'enjeu de la « journée franco-allemande pour la mobilité des apprentis en Europe » qui s'est tenue le 22 janvier était d'inciter davantage de jeunes apprentis à effectuer un séjour à l'étranger dans le pays partenaire. Lors des festivités à Berlin, la signature du traité de l'Élysée, qui a scellé il y a exactement 55 ans une coopération franco-allemande étroite, était à l'honneur.

Brigitte Zypries, ministre fédérale de l'Économie et de l'Énergie, a déclaré à ce propos : « Les séjours à l'étranger n'élargissent pas seulement les perspectives d'une personne et la compréhension interculturelle mais sont aussi un instrument important afin de rendre la formation professionnelle en alternance encore plus attrayante en Allemagne. Le savoir-faire international et les jeunes professionnels mobiles sont un grand atout pour notre site industriel. C'est pourquoi il est souhaitable que le plus grand nombre de petites et moyennes entreprises donnent à leurs apprentis la possibilité d'effectuer un séjour à l'étranger lors de leur formation et que celui devienne une évidence comme chez les étudiants.

Du point de vue du président de la Chambre de commerce et d’industrie allemande (DIHK) Eric Schweitzer, les séjours à l'étranger dans la formation professionnelle sont une « situation gagnant-gagnant » : les entreprises peuvent ainsi rendre leurs places d'apprentissage plus attrayantes, trouver des apprentis très motivés et nouer des contacts avec l'étranger. Les séjours à l'étranger favorisent l'épanouissement des apprentis et des jeunes professionnels, la main d'œuvre de demain. La mobilité transfrontalière dans la formation professionnelle est un investissement rentable dans l'avenir de l'Europe et pose des bases solides pour un travail fructueux et croissant au sein d'équipes interculturelles. »

Selon le président de l’Union centrale de l’Artisanat allemand (ZDH) Hans Peter Wollseifer, la formation professionnelle transfrontalière peut contribuer à « augmenter dans l'ensemble l'attractivité de la formation professionnelle et poser les bases de bonnes relations économiques et culturelles transfrontalières pour l'avenir. La promotion de stages à l'étranger pour les apprentis et les jeunes professionnels, en coopération avec la France, est un enjeu important pour l'artisanat. Les obstacles en matière d'organisation sont cependant nombreux. C'est pourquoi les petites et moyennes entreprises ont besoin d'une structure de soutien compétente et généralisée. C'est exactement ici que nous intervenons en apportant une assistance en matière de mobilité dans le cadre du programme « formation professionnelle sans frontières », a expliqué Hans Peter Wollseifer.

À travers ce programme, le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie apporte une contribution concrète à la mobilité transfrontalière dans la formation professionnelle. En coopération avec la DIHK et le ZDH, le ministère promeut des conseiller en mobilité rattachés aux chambres de commerce et d'industrie et aux chambres des métiers. Ces derniers soutiennent avant tout les petites et moyennes entreprises qui souhaitent donner à leurs apprentis, jeunes professionnels et formateurs en entreprise la possibilité d'effectuer un séjour d'apprentissage et de travail à l'étranger. Les nombres de placement dans le cadre du programme sont encourageants à l'instar de la France : la France occupe actuellement la 2ème place après l'Angleterre en tant que pays destinataire et d'origine. Les échanges entre les deux pays partenaires doivent encore être intensifiés à l'avenir. C'est pourquoi le programme « formation professionnelle sans frontières » va encore plus s'engager en faveur de la mise en réseau des entreprises de formation, centres de formation et chambres allemands et français.

Vous trouverez des informations complémentaires sur le programme « formation professionnelle sans frontières » en consultant www.berufsbildung-ohne-grenzen.de (en allemand).