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Responsable de la politique énergétique, le secrétaire d'État du ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie Rainer Baake, a participé en tant que représentant du gouvernement fédéral à la rencontre ministérielle de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) les 7 et 8 novembre à Paris. Cette réunion qui se tient tous les deux ans sert à orienter sur le moyen terme la politique énergétique de l'AIE qui est une organisation internationale d'énergie essentielle.

Placée sous le thème « Bolstering Energy Security for Sustainable Global Growth », les participants ont discuté des défis et des opportunités liés à la transformation des systèmes énergétiques à l'échelle internationale en tenant compte des objectifs de sécurité de l'approvisionnement énergétique, de la protection de l'environnement et du climat et de la rentabilité.

Le secrétaire d'État M. Baake a déclaré à ce propos : « L'AIE est l'organisation internationale de l'énergie disposant d'une large expertise dans tous les domaines du système énergétique. Elle joue donc le rôle particulier de montrer de quelle manière il est possible de transformer à l'échelle internationale les systèmes énergétiques tout en réalisant les objectifs fixés dans l'accord de Paris sur le climat. La protection de l'environnement et du climat, la rentabilité et la sécurité d'approvisionnement toujours élevée ne sont pas contradictoires.

Outre les 29 pays membres de l'AIE appartenant à l'OCDE, des représentants de haut niveau de dix pays associés et partenaires, en majorité de grands pays émergents, ont aussi participé à la rencontre ministérielle de l'AIE. Compte tenu de l'importance croissante des pays émergents sur la scène internationale en matière d'énergie, l'AIE a développé fortement sa coopération avec ces pays au cours des dernières années.

Lors de leur dernière réunion fin 2015, les ministres des pays de l'AIE avaient créé à travers leur initiative d'association un cadre visant une coopération plus étroite avec ces pays n'appartenant pas à l'OCDE. Après l'adhésion de l'Inde et du Brésil en 2017, sept pays font désormais partie de l'initiative d'association (avec la Chine, l'Indonésie, le Maroc, Singapour et la Thaïlande). Avec les pays associés, l'AIE couvre plus de 70 % de la consommation internationale d'énergie. Dans le but de soutenir de manière adaptée les grands pays émergents dans la conception et la réalisation de leurs mesures politiques visant la transformation durable de leur système énergétique, l'AIE a mis en place lors de la réunion ministérielle un programme pluriannuel « Clean Energy Transitions Programme », financé en grande partie par l'Allemagne.

Le secrétaire d'État M. Baake a déclaré à ce propos : « Le nouveau programme « Clean Energy Transitions Programme » permet de mieux faciliter l'accès des grands pays émergents au savoir faire de l'AIE en matière de transition énergétique. Le soutien apporté par l'AIE dans le cadre de ce programme et adapté en fonction des besoins sur place peut largement contribuer à couvrir de manière durable et respectueuse de l'environnement le grand besoin énergétique supplémentaire attendu dans ces pays. Je me réjouis que l'Allemagne fasse partie des pays qui contribuent au programme et le rendent ainsi possible. Nous planifions de mobiliser 6 millions d'euros au cours des quatre prochaines années. »