Flaggenbild zu Brexit

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Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie a publié le 2 juin une analyse approfondie sur les conséquences économiques de la sortie du Royaume Uni de l'UE. Outre un constat sur les relations économiques et commerciales bilatérales du Royaume-Uni avec l'Allemagne et l'UE, l'étude contient des simulations des effets du Brexit sur les économies allemande et européenne ainsi que sur les différentes branches économiques.

La ministre de l'Économie, Brigitte Zypries: « Le Brexit ne sera pas sans conséquences économiques pour les États-membres de l'UE et surtout le Royaume-Uni. Beaucoup de choses dépendent des futures relations contractuelles entre l'UE et le Royaume-Uni. Les résultats de l'études présentent des chances et risques économiques. Même dans des conditions défavorables, l'étude montre que les économies européennes et surtout l'économie allemande devraient supporter les conséquences du Brexit. Les bonnes conditions cadres économiques actuelles et les perspectives conjoncturelles favorables le montrent également. Cependant, la situation pourrait s'empirer en particulier dans certaines branches. C'est pourquoi nous devons nous efforcer d'arriver aux meilleurs résultats possibles dans les négociations à venir. »

L'étude a été réalisée par l'institut ifo à Munich pour le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie. L'institut analyse au total huit scénarios différents sur le développement des futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni. Les simulations effectuées sur la base des liens économiques et commerciaux bilatéraux et sectoriels montrent que les effets de la croissance sur le long terme dépendent essentiellement du développement des futures relations entre l'UE et le Royaume-Uni.

Dans le cas d'un accord de libre-échange complet et ambitieux entre l'UE et le Royaume-Uni, le produit intérieur brut réel diminuerait sur le long terme respectivement de 0,1 pour cent en Allemagne et dans l'UE et de 0,6 pour cent au Royaume-Uni. Si aucun accord bilatéral n'est conclu et qu'il en découle un retour aux tarifs douaniers conformément au principe de la nation la plus favorisée de l'OMC, le produit intérieur brut au Royaume-Uni diminuerait sur le long terme de 1,7 %, de 0,2 % en Allemagne et de 0,3 % dans l'UE.