Pylônes électriques et pinwheel debout pour la sécurité énergétique ; source : BMWi/Holger Vonderlind

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Avec son « paquet d'hiver », la Commission européenne a présenté un arsenal législatif complet sur la politique énergétique. Ce paquet législatif se compose de quatre directives et de quatre règlements, notamment d'une proposition visant à améliorer la coordination des politiques énergétiques nationales par des programmes climatiques et énergétiques nationaux concertés (règlement sur la gouvernance), une nouvelle directive sur l'efficacité énergétique, le développement de la directive sur les bâtiments, une nouvelle directive sur les énergies renouvelables et une nouvelle conception européenne du marché de l'électricité. Le paquet doit également permettre la mise en œuvre des décisions prises par le Conseil européen en octobre 2014 sur les objectifs climatiques et énergétiques européens à l'horizon 2030.

Le ministre fédéral de l'Économie, Sigmar Gabriel, a déclaré : « Je me félicite que la Commission européenne ait accompli ce jour un premier pas important vers la refonte du cadre énergétique européen. Elle va dans la bonne direction en renforçant la coordination et la convergence des politiques énergétiques nationales sur la base d'un marché unique européen consolidé et d'un objectif d'efficacité ambitieux de 30 % d'ici 2030. La nouvelle conception européenne du marché de l'électricité se fonde sur l'orientation allemande pour un marché de l'électricité 2.0 et pose ainsi des jalons importants : la libre fixation des prix comme moteur de l'innovation et des investissements, et plus de flexibilité. Il est également important que la sécurité de l'approvisionnement ne soit plus seulement considérée à l'avenir sous une perspective nationale, mais aussi internationale. Car au sein d'un marché commun et bien connecté, nous avons besoin de moins de centrales et économisons ainsi des coûts pour les consommateurs.

Cependant, aucune avancée majeure n'est encore accomplie s'agissant d'autres sujets. La proposition de directive sur les énergies renouvelables ne fixe aucun cadre concret pour les systèmes d'aide nationaux. Avec un patchwork d'autorisations au cas par cas, nous ne serons pas les premiers dans la course internationale aux emplois de demain.

Nous ne pouvons pas non plus reléguer au niveau technique, dans des codes de réseau ou des lignes directrices du droit de la concurrence, des questions qui revêtent une importance politique significative pour la mise en œuvre de l'Union de l'énergie. L'Union de l'énergie constitue un projet politique central de l'UE. Elle doit être débattue ouvertement au sein du Conseil et du Parlement européen et faire l'objet de décisions politiques. Dans ce domaine, il nous faudra encore procéder à des ajustements en cours de procédure. »