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Sujet - Numérisation

Façonner la Transition Numérique

Introduction

La transition numérique avance à grands pas. Elle nous concerne tous - et elle provoque des mutations profondes dans chaque domaine de notre vie. Cette transformation numérique recèle de grandes possibilités pour une meilleure qualité de vie, des modèles commerciaux révolutionnaires et une gestion plus efficace des entreprises. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie contribue à façonner cette transition par la création de conditions-cadres intelligentes et par l’octroi d’aides financières ciblées, afin d’exploiter les potentiels du numérique et de répondre de manière réussie aux nouveaux défis.

Actuellement, plus de 20 milliards d’appareils et de machines sont d’ores et déjà interconnectés par l’Internet. D’ici à 2030, leur nombre augmentera pour atteindre environ un demi billion. La numérisation et l’interconnexion peuvent être un moteur de croissance et de prospérité. En Allemagne, l’économie numérique ne représente pas seulement un secteur d’activité significatif et un domaine technologique important, mais elle est également une force motrice de la numérisation des entreprises, du monde du travail et de la société.

Les compétences numériques constituent un facteur concurrentiel décisif, notamment pour les petites et moyennes entreprises. En effet, celles-ci ont un besoin de soutien et de conseil particulier. Grâce à la mise au point de procédés de fabrication intelligents, la numérisation permet également aux entreprises industrielles d’accroître leur productivité et l’efficacité de leurs activités. Le mot d’ordre à ce sujet, c’est l’Industrie 4.0. Cette dernière permet non seulement de satisfaire aux exigences individuelles de la clientèle, mais aussi de concevoir des produits industriels et des modèles commerciaux d’un tout nouveau genre.

Façonner l’économie numérique

La transition numérique ne conduit pas seulement au développement de nouveaux produits et de nouveaux services, mais elle bouleverse également les logiques de marché traditionnelles. C’est la raison pour laquelle le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie entend faire avancer l’adoption de réglementations viables pour l’économie numérique, l’économie collaborative et les plateformes numériques. De plus, il se propose d’engager un débat de grande envergure.

Chiffres et données factuelles sur la numérisation

27
Symbolicon für Bürogebäude in Deutschland

pour cent
des entreprises du secteur industriel sont déjà largement numérisées (2016).

1,4
Symbolicon für Eurostapel

milliards d’euros
est le chiffre d’affaires réalisé par les entreprises avec les solutions de Big Data en 2015 en Allemagne.

3,1
Symbolicon für Scheck

milliards d’euros
ont été investis par des entreprises et particuliers dans les startups en 2015.

51
Symbolicon für Sicherheit

pour cent
des entreprises en Allemagne ont déjà été victimes de cybercriminalité.

Des Stratégies pour le Passage au numerique

Un cadre réglementaire pour aujourd’hui, des stratégies numériques pour demain

Le monde d’aujourd’hui est de plus en plus interconnecté par des réseaux numériques. Notre vie quotidienne et notre vie en commun s’en trouvent modifiés. Ce changement n’a pas seulement un impact sur notre façon de travailler et les lieux où nous exerçons nos métiers, mais également sur la manière dont nous pouvons participer à la vie en société. Nous voulons façonner cette transition - à l’aide d’un cadre réglementaire et de stratégies adaptés aux défis de l’avenir.

L'Agenda numérique 2014-2017 décidé à l'été 2014 est le fil conducteur de la politique numérique du gouvernement fédéral qui est mis en œuvre par les entreprises, les partenaires sociaux, la société civile et le milieu scientifique. Lors des trois dernières années, le gouvernement fédéral a pris des mesures décisives afin d'atteindre les objectifs de l'Agenda numérique. Parmi ces mesures figurent par exemple les programmes d'aide au développement de réseaux haut débit de haute performance généralisés et à d'autres projets numériques, la loi sur la sécurité des technologies de l'information et la plateforme Industrie 4.0 (en allemand).

Le 26 avril 2017, le conseil des ministres a adopté le rapport de législature Agenda numérique 2014-2017. Dans le rapport, le gouvernement dresse un bilan de sa politique numérique des trois dernières années. Le rapport montre : l'Allemagne est bien préparée à l'avenir numérique dans de nombreux domaines. Vous trouverez de plus amples informations sur l'Agenda numérique en cliquant ici.

En complément de l'Agenda numérique, l'ancien ministre fédéral de l'Économie Sigmar Gabriel a présenté la Stratégie numérique 2025 lors du CeBIT 2016. Elle décrit des mesures et instruments importants nécessaires au delà même de la période législative en cours, afin de réussir le changement numérique en Allemagne.

Lignes directrices d'une politique numérique qui profite à tous de la même façon

Aujourd'hui déjà, la numérisation marque dans une large mesure la manière dont nous vivons, communiquons, travaillons et consommons. Elle entraîne un processus de transformation non seulement purement économique et technologique mais qui touche la société dans son ensemble. Comment faire face à la concentration du marché causée par les plateformes numériques? La numérisation va-t-elle avoir comme conséquence une hausse ou une baisse de l'emploi à l'avenir? Avons- nous besoin d'une autorité externe qui contrôle les algorithmes et systèmes d'auto-apprentissage? Ces trois questions à elles seules le montrent : le changement numérique soulève des questions qui nous concernent tous et auxquelles nous devons répondre ensemble afin d'organiser de manière juste la numérisation pour les consommateurs, les entreprises et le monde du travail.

Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWi), le ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales (BMAS) et le ministère fédéral de la Justice et de la Protection des Consommateurs (BMJV) se sont ainsi mis d'accord en juin 2017 sur les lignes directrices politiques de l'organisation du changement numérique pour les entreprises, les salariés et les consommateurs et ont défini les champs d'action centraux et les exigences posées à la future politique numérique. Vous trouverez le document d'orientation (en allemand) en cliquant ici.

Livre blanc Plateformes numériques : les composantes d'une numérisation « Made in Europe »

Les plateformes numériques deviennent de plus en plus le moteur du développement économique en Allemagne et en Europe. Dans le but de garantir une concurrence loyale entre ces plateformes et les acteurs du marché établis, nous entendons développer une politique réglementaire numérique. Ce faisant, deux objectifs sont essentiels à nos yeux : promouvoir une croissance inclusive tirée par les investissements et les innovations sur la base d'une concurrence loyale et garantir les droits fondamentaux individuels et la souveraineté des données. Le Livre blanc sur les « plateformes numériques » nous permet de nous rapprocher de cet objectif et de présenter des propositions concrètes pour une politique réglementaire numérique. Elles sont aussi sciemment formulées de manière à toucher le débat européen, puisque la numérisation ne se limite pas aux frontières nationales. Pour en savoir plus, veuillez consulter de.digital.

Sommet sur le numérique : Plateforme centrale pour la politique numérique

Le Sommet sur le numérique (auparavant Sommet national des technologies de l'information) est la plateforme centrale pour l'organisation du changement numérique. Les 12 et 13 juin 2017 a eu lieu le Sommet sur le numérique dans la région métropolitaine Rhin-Neckar. Il était axé sur la santé numérique, la région métropolitaine Rhin-Neckar comme région modèle pour la mise en réseau intelligente ainsi que sur la transformation numérique de l'économie et de l'administration. Pour en savoir plus, veuillez cliquer ici.

Les réseaux à haut débit comme base

Rien ne va sans des réseaux de qualité et une connexion Internet : la forte dynamique de la numérisation impose des exigences en termes de capacité, de disponibilité et de latence de nos autoroutes de l'information. Ils forment la base de la société numérique et de la mise en réseau intelligente. La situation a bien progressé ces dernières années : plus de 70 % des ménages disposent de connexions 50 Mbit/s et le développement du LTE a avancé rapidement. Le programme actuel de promotion du haut débit a été bien accepté. Afin de répondre aux exigences croissantes suite au développement de l'Industrie 4.0 (Internet des objets, Big Data) et de la mise en réseau intelligente (par exemple le numérique dans la santé, l’administration électronique, les villes intelligentes), les connexions haut début futures doivent cependant être de meilleure qualité : vitesses en gigabits en downloads et uploads, transmissions fiables en temps réel et services Internet sûrs de haute qualité. Le BMWi s'engage fermement pour la construction de tels réseaux gigabits en Allemagne d'ici 2025. La Stratégie numérique 2025 propose pour cela des mesures concrètes (entre autres des fonds d'investissements d'avenir pour les zones rurales et un cadre juridique favorable aux investissements et à l'innovation).

Promouvoir l'intégration numérique et les qualifications

La numérisation concerne particulièrement le savoir, l'éducation et la formation permanente : elle pose de nouvelles exigences à notre manière de travailler. L'intégration et la formation numériques sont ainsi un objectif décisif. À travers « l'indice numérique D21 », le BMWi finance l'étude la plus complète et la plus significative sur l'état actuel de la numérisation en Allemagne.

Depuis longtemps déjà, il ne s'agit plus seulement d'aider les personnes à s'initier à Internet. Il est question de préserver les ressources en main-d'œuvre qualifiée et de promouvoir la participation au numérique. Dans un papier d'orientation sur la formation numérique (en allemand), présenté lors du Sommet national des TIC en 2016, le BMWi montre de quelle manière l'apprentissage numérique et les compétences devraient être ancrés dans l'ensemble de la chaîne de formation.

La Politique en Matière de Réseaux

Une politique pour la société numérique

C’est en prenant des initiatives importantes en matière de politique de réseaux et en adoptant des mesures réglementaires que le Ministère de l’économie et de l’énergie fait en sorte que les citoyens et les entreprises puissent tirer parti du progrès technologique et que les innovations soient encouragées.

Mener une politique moderne en matière de réseaux signifie qu’on établisse un cadre réglementaire équitable et simple pour la numérisation - afin de faire valoir les droits numériques des consommateurs et de permettre aux citoyens et aux entreprises d’exploiter les potentialités sociales et économiques de la numérisation. Et c’est dans cette optique que le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie a pris des mesures importantes :

  • Certains opérateurs de réseaux continuent à exiger des consommateurs qu’ils connectent exclusivement leurs propres routeurs Internet à leurs points d’accès à large bande. Afin de permettre dorénavant aux consommateurs de choisir librement leurs appareils et de stimuler la concurrence sur le marché, le gouvernement fédéral a présenté une modification de la loi en vigueur. Apprenez plus sur ce sujet ici.
  • La transformation numérique de notre économie a également provoqué une mutation profonde du marché du livre : les livres sont de plus en plus fréquemment écoulés sur Internet. En outre, les livres électroniques jouissent d’une popularité sans cesse plus grande parmi les lecteurs. Afin de continuer à protéger le livre en tant que bien culturel à l’ère numérique et de préserver la diversité des titres et des librairies, la législation en matière de prix fixes pour les livres a été adaptée aux nouvelles circonstances. Apprenez plus sur ce sujet ici.
  • Les règles du jeu qui sous-tendent le fonctionnement de l’économie numérique ne sont pas les mêmes que celles de l’économie analogique. En effet, les réseaux sociaux, les portails de comparaison et d’évaluation en ligne, les moteurs de recherche et les plateformes collaboratives n’ont pas seulement un impact fondamental sur notre vie quotidienne numérique, mais ils transforment et influencent encore bien plus que cela : le développement de nouveaux modèles commerciaux, la gestion et la valorisation de données, la concurrence et les enjeux liés à la protection et à la souveraineté des données. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie entend poursuivre l’adaptation du cadre réglementaire afin, d’une part, de stimuler les investissements et les innovations sur la base de conditions de concurrence équitables et, d’autre part, de garantir également les droits fondamentaux des personnes et des entreprises et la souveraineté des données. Apprenez plus sur ce sujet ici.
  • Les données constituent une force motrice importante de l’économie à l’ère numérique. Le secteur public en particulier recense, produit et reproduit un large éventail d’informations issues de domaines tels que l’économie, la géographie, les affaires sociales, les transports, le tourisme et la météorologie. C’est à l’aide d’une modification de la loi en vigueur que l’accès à ces données du secteur public est censé être facilité et que les possibilités économiques et sociales qui en découlent devront être mieux utilisées. Apprenez plus sur ce sujet ici.

Un droit de la concurrence pour l’économie numérique: la 9ème révision de la Loi contre les restrictions de la concurrence (GWB)

Grâce à la 9ème révision de la Loi contre les restrictions de la concurrence (GWB), adoptée le 28 septembre 2016, le gouvernement fédéral a amélioré le cadre réglementaire de l’économie numérisée, tant dans le domaine du contrôle des abus de position dominante que dans celui du contrôle des opérations de concentration entre entreprises. Aussi le gouvernement fédéral tient-il compte des particularités économiques des marchés numériques. En outre, il garantit de cette façon une protection efficace contre les entreprises exerçant une position dominante sur le marché, ainsi qu’un contrôle effectif des opérations de concentration entre entreprises. Apprenez plus sur ce sujet ici.

Mittelstand-Digital

Un programme pour le passage au numérique dans les PME

Faire avancer la numérisation dans les petites et les moyennes entreprises

Les nouveaux logiciels de gestion, les applications industrielles 4.0, les activités économiques standardisées en ligne et l’interconnexion numérique : toutes ces évolutions offrent diverses possibilités aux petites et moyennes entreprises du « Mittelstand » et aux entreprises artisanales, tant pour le développement de nouveaux produits et de nouveaux services que pour satisfaire les attentes de leurs clients. Des études ont fait ressortir qu’en comparaison avec les grands groupes, les petites et moyennes entreprises ont un retard à rattraper sur le plan de la numérisation de leurs méthodes de travail et de leurs processus opérationnels. C’est la raison pour laquelle nous réalisons, dans le cadre du programme « Mittelstand-Digital », des actions de sensibilisation, d’information et de qualification - à l’aide de guides techniques, par exemple - afin de soutenir la mise en œuvre de tests et d’exemples pratiques qui soient à la fois concrets et faciles à imiter.

La numérisation et la mise en réseau ont des conséquences sur un nombre croissant de secteurs d’entreprise : elles affectent aussi bien la conception des produits et des services que les processus de travail, de production et de communication. Les PME doivent s’ouvrir à cette évolution. Elles doivent saisir les chances que celle-ci leur offre et relever les défis afin d’assurer leur pérennité et leur compétitivité à long terme.

Le programme « Mittelstand-Digital » donne des réponses aux questions des entrepreneurs. Parmi celles-ci figurent les suivantes : Quels sont les avantages des applications numériques pour mon entreprise ? Comment dois-je procéder ? Quelles sont les expériences que d’autres entrepreneurs ont acquises en la matière ? En conséquence, nous offrons aux intéressés une série de matériels d’information concernant différents aspects du passage au numérique. Qui plus est, nous leur proposons des exemples pour les meilleures pratiques du secteur ainsi que des auto-vérifications et des films.

Les « Centres d’excellence Mittelstand 4.0 » montrent comment la numérisation, la mise en réseau innovante et l’industrie 4.0 fonctionnent dans la pratique opérationnelle des entreprises

Disséminés sur l’ensemble du territoire fédéral, les « Centres d’excellence Mittelstand 4.0 » et le « Centre d’excellence Artisanat numérique », qui est doté de quatre vitrines, offrent aux PME et aux entreprises artisanales des informations pratiques et facilement compréhensibles concernant les technologies numériques et les applications de l’industrie 4.0. A cette fin, ils publient des guides techniques et organisent des manifestations spécialisées, des ateliers et des réunions d’information. Sur le terrain, les Centres d’excellence ont mis en place des « usines d’apprentissage » et des « démonstrateurs », dont le but est de divulguer des informations sur la « numérisation à portée de la main ». A l’intérieur de ces Centres, l’environnement propice aux tests et la présence d’instructeurs professionnels permettent aux entrepreneurs et à leurs salariés de se familiariser avec les technologies modernes, de mettre leurs propres développements techniques à l’épreuve et de tester différentes hypothèses de travail - et ce sans qu’ils soient d’emblée obligés d’investir dans leurs projets.

En plus, nous soutenons sur le plan national quatre « Agences Mittelstand 4.0 ». Elles concentrent leur travail sur les thèmes principaux de la numérisation et des activités économiques en ligne, à savoir le commerce électronique, l’informatique en nuage, les processus et la communication. Ces agences transmettent, à l’échelle nationale, leur savoir-faire spécialisé et leur expertise en matière de transfert de technologie adapté aux PME à des organismes « multiplicateurs », tels que les chambres de commerce et d’industrie, les associations et les « Centres d’excellence Mittelstand 4.0 ». Apprenez plus sur « Mittelstand-Digital » et ses offres en cliquant ici.

Promouvoir les services de conseil en informatique dans les entreprises

En lançant son projet pilote go-digital, le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie encourage la fourniture de services de conseil concernant la numérisation dans les PME. Dans le cadre de ce projet, le Ministère soutient financièrement des services de conseil externes rendus par des entreprises agréées dans les trois modules suivants : « sécurité informatique », « marketing électronique » et « activités économiques numérisées ». Ces prestations de conseil commencent par la première analyse d’un projet et vont jusqu’à la mise en œuvre de mesures concrètes dans l’entreprise. A ce jour, les fonds d’encouragement octroyés dans le cadre du projet pilote ont bénéficié à la région du bassin de la Ruhr et au Land de Saxe (y compris l’agglomération de Halle). Le projet pilote arrivera à son terme le 31 décembre 2016. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie a l’intention d’élargir le périmètre de ce programme de soutien à l’ensemble du territoire de la République fédérale à partir du printemps 2017.

Junge Unternehmerin mit einem Tablet symbolisch für den Mittelstand Digital; Quelle: istockphoto.com/ andresr

© istockphoto.com/ andresr

Faire avancer la numérisation des PME

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Crétion d'entreprises Innovantes

Les start-ups comme forces motrices de la transition numérique

La capacité d’innovation des jeunes entreprises constitue une force motrice essentielle de la transformation numérique. En effet, les jeunes pousses ont le goût du risque. Elles se caractérisent par une grande ouverture d’esprit et s’avèrent capables de s’adapter. Elles savent concevoir en peu de temps des solutions numériques et des modèles commerciaux évolutifs. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie a pris des mesures importantes afin d’assister les jeunes créateurs d’entreprise, notamment pendant la phase à forte intensité de capital, qui est celle de l’expansion de l’entreprise.

De nouveaux instruments financiers pour le capital-risque

De nouveaux instruments financiers, tels que le fonds de co-investissement coparion, la facilité pour la croissance PRE-FEI, qui est doté de 500 millions d’euros, ou encore le fonds de fonds PRE-FEI et le fonds européen de business angels, dont la dotation financière a été augmentée, peuvent désormais accorder aux jeunes entreprises innovantes un volume de capital-risque plus important. Le fonds de fonds PRE-FEI participe à différents fonds de capital-risque qui, eux, investissent dans des entreprises technologiques pendant leurs phases de démarrage et d’expansion. Quant au fonds européen de business angels, il propose des cofinancements pour des investissements que se proposent de réaliser certains investisseurs providentiels (« business angels ») expérimentés et triés sur le volet.

Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie prépare actuellement la troisième version d’un fonds de lancement pour technologies de pointe. Dotée d’environ 300 millions d’euros, elle est censée voir le jour au printemps 2017. Ce fonds propose un financement initial aux jeunes entreprises technologiques qui affichent une très forte croissance. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie se propose d’inciter dorénavant de plus en plus souvent les petites et moyennes entreprises à s’engager, elles aussi, en tant qu‘investisseurs.

Le développement du programme de soutien INVEST sera poursuivi. Ainsi est-il prévu, entre autres mesures, de doubler le montant des investissements éligibles au titre du régime d’aides pour le faire passer à 500 000 euros. De plus, il est prévu que les investisseurs bénéficieront d’une compensation fiscale de 25 pour cent en ce qui concerne l’impôt sur les plus-values de cession.

Vous trouverez dans la rubrique Financement des PME une vue d’ensemble des instruments de soutien et de financement.

« Initiative plateformes numériques » : mettre en réseau les plateformes régionales de créateurs d’entreprises

Dans certaines grandes villes allemandes, on assiste actuellement à l’émergence d’initiatives en faveur de la création de plateformes numériques régionales. Il s’agit d’un regroupement entre start-ups, chercheurs scientifiques, petites et moyennes entreprises et industriels. Afin de soutenir ces centres, le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie a créé l’« Initiative allemande pour les plateformes numériques » (« German Digital Hub Initiative »). Elle est censée permettre une meilleure interconnexion des différentes plateformes numériques allemandes et une plus grande notoriété de celles-ci à l’étranger. A cette fin, le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie instaurera une « Agence pour les plateformes numériques » (« Hub-Agency ») qui devra servir d’agence chargée des réseaux. Le Ministère lancera par ailleurs une campagne d’information à l’étranger afin d’y recruter des créateurs d’entreprise, de jeunes entrepreneurs, des ouvriers qualifiés et des investisseurs. Apprenez plus sur cette initiative en cliquant ici : www.de-hub.digital.

Dialogue et concours pour les start-ups

Grâce à l’organisation d’une série d’événements appelés « Start-up Nights », le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie promeut la mise en réseau d’entreprises établies depuis longue date avec des entreprises nouvellement créées. Afin d’augmenter le nombre de créations d’entreprises dans le secteur des technologies de pointe, la conception du Concours « Innovations numériques » des créateurs d’entreprises a été retravaillée. Ce concours assiste les créateurs d’entreprises potentiels moyennant la fourniture de prestations de conseil et la mise à disposition de capital d’amorçage. En plus, il les aide à nouer des relations fructueuses avec des entreprises établies depuis longue date, avec des représentants de petites et moyennes entreprises, ou encore avec des investisseurs potentiels.

Promouvoir les Technologies

Les technologies de pointe du numérique : passer de la recherche à l’application sur le marché

Die Förderprogramme des BMWi im Bereich der digitalen Technologien geben wichtige Impulse für den Transfer von wissenschaftlichen Ergebnissen hin zu marktorientierten Spitzentechnologien.

Les programmes de soutien mis en œuvre par le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie dans le domaine des technologies numériques donnent des impulsions importantes à la transformation des résultats de la recherche scientifique en technologies de pointe orientées vers le marché.

Dans le cadre de son champ d’activité « Développement des technologies numériques », le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie promeut des projets de recherche et de développement en phase préconcurrentielle. Il s’est assigné pour but d’anticiper, à un stade précoce, sur les thèmes d’avenir liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC) et d’accélérer la transformation des résultats de recherche en technologies de pointe ayant un grand potentiel d’application pratique.

Les domaines prioritaires bénéficiant actuellement des aides allouées sont divers : ainsi, le programme Smart Data (« Données intelligentes ») encourage-t-il financièrement des projets dans les secteurs de l’industrie, de la mobilité, de l’énergie et de la santé. Les projets ont pour but de développer des technologies innovantes, sûres et applicables à grande échelle dans l’univers des mégadonnées.

Le programme de soutien « Technologies numériques pour l’économie » (PAiCE) vise les domaines technologiques porteurs d’avenir, tels que l’ingénierie produits, la logistique, la robotique de service, les applications industrielles en 3D et la communication industrielle, ainsi que la combinaison de ces domaines entre eux. L’imbrication efficace des réseaux scientifiques avec, notamment, d’excellentes petites et moyennes entreprises doit contribuer à accélérer la transition des idées créatives et des résultats scientifiques aux applications pratiques.

Les programmes « Smart Service Welt I et II » (« Services intelligents pour le monde I et II ») sont destinés à encourager financièrement des projets qui visent à établir de nouveaux services intelligents dans des domaines très différents de la vie et de l’économie.

Le programme de soutien « Trusted Cloud » du Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie met l’accent sur ce qu’on appelle les « services en nuage ». Le programme vise à encourager les chefs d’entreprise à faire confiance aux solutions de l’informatique en nuage, ce qui passe, par exemple, par la définition de critères d’évaluation communs et transparents. Vous trouverez ici une liste des programmes ayant bénéficié d’aides financières jusqu’en 2015.

Interconnexion Intelligente

Obtenir de meilleurs résultats grâce à une interconnexion intelligente

Dans le contexte de la mise en œuvre de l’Agenda numérique 2014-2017, le gouvernement fédéral a adopté, en septembre 2015, la stratégie « Interconnexion intelligente ». Le gouvernement allemand a ainsi tenu compte des demandes et des propositions formulées par les représentants de l’économie et des sciences dans le cadre des « Sommets sur l’informatique » afin de les intégrer dans l’élaboration d’une approche transversale en la matière.

On entend par « interconnexion intelligente » la mise en réseau numérique, systématique et globale des infrastructures, des informations et des acteurs existants dans des secteurs primordiaux. Afin d’exploiter les potentiels de la numérisation, le but consiste à encourager financièrement et à promouvoir l’extension spatiale de la numérisation et de l’interconnexion dans les secteurs essentiels que sont l’éducation et la formation, l’énergie, la santé, les transports et les administrations publiques (exemples : compteurs intelligents, services de santé en ligne, apprentissage électronique, services d’administration en ligne, maisons intelligentes, villes intelligentes, participation électronique, systèmes d’assistance à l’autonomie à domicile pour une vie autonome).

En lançant l‘Initiative pour une interconnexion intelligente, le Ministère fédéral de l’économie et de l‘énergie a créé, depuis mars 2015, un cadre de référence et de coordination unique. Celui-ci permet de saisir les chances sociales et économiques considérables qui résultent de la mise en réseau numérique dans les domaines mentionnés ci-dessus.

Les mesures engagées dans ce contexte sont les suivantes : identification des projets de meilleures pratiques et fourniture d’informations sur ceux-ci, consultations, études succinctes et mesures de communication à l’égard de l’opinion publique.

Le programme de soutien « Régions modèles de l’interconnexion intelligente » s’est donné pour objectif d’encourager financièrement l’établissement de concepts transversaux et de concepts combinant différents secteurs entre eux, ainsi que la mise en œuvre des premières étapes d’une utilisation régionale des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Un indice de la numérisation et de l’interconnexion intelligente permet depuis février 2015 d’établir une description globale, dynamique et quantifiée de la situation actuelle en matière d’utilisation des TIC par des utilisateurs professionnels.

Tablet und Straßeninfrastruktur symbolisch für die Intelligente Vernetzung; Quelle: istockphoto.com/ martin-dm

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Connectique intelligente

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Sécurité et Normes

Assurer la sécurité et la fiabilité des solutions numériques proposées

Au fur et à mesure que l’économie et la société deviennent plus numérisées et interconnectées, la sécurité des données et l’établissement de normes fiables vont gagner en importance. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie s’est notamment assigné pour but de permettre aux petites et moyennes entreprises de se protéger des dangers liés à l’Internet et, par là même, d’utiliser toutes les possibilités que la transition numérique leur offre.

Renforcer la sécurité informatique dans les entreprises

Grâce au lancement de son Initiative « Sécurité informatique dans l‘économie », le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie développe en permanence des mesures concrètes destinées à améliorer durablement la prise de conscience de l’importance de la sécurité informatique, avant tout auprès des petites et moyennes entreprises.

Dans ce cadre, le Ministère de l’économie et de l’énergie concentre ses efforts sur l’optimisation du cadre réglementaire et le renforcement de l’industrie européenne de la sécurité informatique. L’un des enjeux majeurs dans ce contexte, c’est l’étiquetage des dispositifs de sécurité informatique moyennant des labels de qualité et des certificats de sécurité. En septembre 2016, le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie a commandé une étude scientifique sur ce sujet. Celle-ci est censée analyser, d’une part, dans quelle mesure les petites et moyennes entreprises utilisent d’ores et déjà les certificats de sécurité et les labels de qualité pour leurs propres gammes de produits et de services. Les auteurs de l’étude cherchent aussi à déterminer, d’autre part, quelle importance est accordée aux certificats de sécurité informatique lors du choix de produits et de services externes.

Une protection fiable des données dans l’informatique en nuage

Lors du salon CeBIT 2016, le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie a mis en service sa nouvelle plateforme « Trusted Cloud ». Cette dernière recense exclusivement les services en nuages et les prestations de service qui sont en conformité avec les critères du « Label Trusted Cloud ». La plateforme garantit de cette manière que ces services sont fiables et qu’ils répondent aux exigences en matière de transparence, de sécurité, de qualité et de respect de la législation. Le label est l’aboutissement du programme de technologie « Trusted Cloud », qui a été mis en œuvre entre 2010 et 2015 dans le but de concevoir des solutions innovantes et sûres dans le domaine de l’informatique en nuage. Les principaux bénéficiaires en ont été les petites et moyennes entreprises.

Des normes uniformes applicables à l‘industrie 4.0

L’étroite imbrication entre les technologies et la création de valeur ajoutée permet un échange important de données et, par conséquent, la création d’un plus grand nombre d’interfaces. C’est la raison pour laquelle les normes uniformes revêtent une importance capitale pour l’industrie 4.0. Apprenez plus sur ce sujet dans la rubrique Thème central.

Les normes uniformes et ouvertes favorisent une concurrence accrue

La normalisation et l‘interopérabilité dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) ne sont pas seulement importantes sur le plan technologique, mais aussi économique. Les intervenants qui réussissent à élaborer et à imposer des normes prennent de l’avance sur leurs concurrents internationaux. Le Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie mise sur les normes ouvertes et sur l’interopérabilité. Il entend ainsi garantir le bon fonctionnement des systèmes TIC complexes, mais également l’accès non-entravé aux marchés des TIC - et, par voie de conséquence, une concurrence loyale entre les différents intervenants.

Femme avec un moniteur - thème industrie 4.0; Source: Getty Images/Bloomberg

© Getty Images/Bloomberg

Industrie 4.0

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La Politique Internationale en Matière de Numérisation

Etablir un cadre européen et mondial pour la transition numérique

L’industrie 4.0 et l’économie numérique ne sauraient être des sujets traités uniquement sur le plan national. En effet, l’échange de connaissances, l’uniformisation des normes et l’existence de conditions-cadres homogènes constituent des préalables importants pour que les entreprises puissent rester compétitives à l’échelle internationale et coopérer entre elles.

Les impulsions données par la présidence allemande du G20 à la politique en matière de numérisation

Depuis le 1er décembre 2016, l’Allemagne assure la présidence du Groupe des vingt (G20). L’un des thèmes que nous considérerons comme primordiaux dans ce contexte est la numérisation comme un facteur de succès important pour une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive de l’économie mondiale. Les 6 et 7 avril 2017, l’Allemagne réunira pour la première fois, à Düsseldorf, les ministres des pays participants chargés de l’économie numérique, à l’occasion de la Conférence « Transition numérique : Stratégies politiques pour un avenir numérique ». La Conférence s’est fixé pour but de permettre aux pays participants de discuter sur les défis et les opportunités du passage au numérique et de développer des propositions d’action. Dans ce cadre, trois thèmes figureront au centre des travaux : la corrélation entre la numérisation, la croissance, l’emploi, la confiance et la transparence dans l’économie numérique, ainsi que l’industrie 4.0 et l’avenir des normes.

Marché unique numérique

Comme l’économie numérique et les échanges ne s‘arrêtent pas aux frontières, il est important d’instaurer en Europe un marché unique numérique. C’est en effet le seul moyen possible afin de garantir que les entreprises pourront vendre leurs produits et leurs services à l’intérieur de toute l’Union européenne sur la base de règles et de normes communes. Le 6 mai 2015, la Commission européenne a présenté sa stratégie pour la création d’un marché unique numérique dans l’Union. Le gouvernement fédéral porte un grand intérêt aux propositions de la Commission européenne en la matière, et il accompagnera sa stratégie de façon active et constructive. Apprenez plus sur ce sujet ici.

Partenariat numérique franco-allemand

La Conférence numérique franco-allemande, placée sous la devise « Accélérer ensemble la transformation numérique de nos économies », s’est tenue au Ministère fédéral de l’économie et de l’énergie le 13 décembre 2016. En plus du Ministre fédéral de l’économie et de l’énergie, Sigmar Gabriel, la chancelière fédérale Angela Merkel, le Président de la République française François Hollande et le ministre français chargé de l’économie, de l’industrie et du numérique, Michel Sapin, ont également assisté à la conférence. Celle-ci a été consacrée en particulier à la transformation numérique de l’industrie, au soutien des start-ups innovantes comme forces motrices de la croissance et de l’emploi, à l’amélioration de la coopération en matière de sécurité informatique (notamment par rapport aux services en nuage), ainsi qu’à la coopération européenne et internationale en faveur d’un libre flux des informations en toute sécurité - surtout grâce au renforcement du système européen de normalisation.

Sigmar Gabriel, Ministre fédéral de l’économie et de l’énergie, et son homologue français, Michel Sapin, ont en outre adopté une déclaration commune : « Accélérer ensemble la transformation numérique de nos économies ». Dans le cadre de cette déclaration, les deux ministres fixent les priorités de leur coopération dans le domaine de la transformation numérique de l’économie. Au préalable de la conférence, les deux pays avaient déjà convenu d’un mémorandum d’accord relatif au renforcement de la collaboration entre leurs autorités respectives chargées de la cybersécurité. Pour de plus amples informations sur la Conférence numérique, cliquez ici.

Règlement général sur la protection des données

Le nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne remplace la Directive sur la protection des données personnelles, adoptée en 1995. Il est censé donner des réponses innovatrices à l’essor de la transformation numérique des économies et des sociétés. C’est grâce à un nouveau concept moderne de la protection des données à l’échelle européenne que le RGPD entend donner des réponses aux questions qui se posent au niveau de la protection de la vie privée des utilisateurs en raison du développement des mégadonnes et des nouvelles techniques et formes du traitement de données. Parmi celles-ci figurent le profilage, les mesures d’audience et de fréquentation sur Internet (le web tracking) et l’informatique en nuage. Apprenez plus sur ce sujet ici.

Gouvernance de l‘Internet

Qu’il s’agisse de régulations relatives aux noms de domaines Internet, de l’octroi d’adresses IP à l’échelle mondiale ou de questions fondamentales sur l’ouverture et la stabilité de l’Internet : tous ces aspects concernent le domaine de la « gouvernance mondiale de l’Internet ». Le gouvernement fédéral concourt aux travaux réalisés dans ce domaine en s’engageant dans différentes instances et organisations internationales. Apprenez plus sur ce sujet ici..

Computerchip und Gasfaser zum Thema Digitalisierung; Quelle: Getty Images / Rafe Swan