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Sujet - Les femmes dans l'économie

Les femmes dans l'économie

Introduction

Si toutes les discriminations sur le marché du travail ne portent pas sur les femmes, ces dernières sont le plus souvent concernées. Une chose est claire : jamais, le niveau de formation des femmes a été aussi élevé. Cependant, en moyenne, leurs salaires sont plus bas, elles sont sous-représentées chez les cadres et ne créent que rarement leurs propres entreprises. C'est la raison pour laquelle la politique économique doit également être une politique en faveur des femmes.

Les femmes représentent environ la moitié de la population et 46,5 des personnes actives et ont un niveau de formation très élevé : plus de la moitié des bacheliers, environ 50 pour cent des diplômés universitaires et 44 pour cent des personnes titulaires d'un doctorat sont des femmes.

Les positions de cadres continuent toutefois d'être occupées majoritairement par des hommes. Actuellement, seulement cinq des 160 présidents de conseils d'administrations sont des femmes, et dans les entreprises cotées au DAX, MDAX, SDAX et TecDAX, la part des membres féminins des conseils d'administration s'élève à seulement un quart environ (25,9 %). Dans les comités directeurs, seulement 6,5 % des postes sont occupés par des femmes, et dans l'administration fédérale, la part des cadres féminins s'élève à seulement 34 pour cent.

Le niveau des salaires reflète également le fait que les femmes n'occupent que rarement des positions de cadres malgré leurs qualifications excellentes : en 2014, le salaire moyen des managers féminins a été inférieur de 26,8 % à celui de leurs collègues masculins (source : Eurostat, PDF: 518 KB).

L'équité du salaire – une évidence?

Hors du statut cadre, les femmes touchent également des salaires inférieurs à ceux de leurs homologues masculins. Malgré des qualifications, activités et biographies comparables, la différence entre les salaires des hommes et des femmes s'élève toujours à sept pour cent. Même si l'équité du salaire pour le même travail équivalent est fixée par la loi depuis plus de 50 ans, les disparités salariales sont le quotidien en République fédérale d'Allemagne.

Sur cette toile de fond, le contrat de coalition prévoit des mesures visant à supprimer les inégalités salariales. Outre le salaire minimum, le développement des structures de garde d'enfants, les allocations familiales (« Elterngeld Plus ») et la loi relative au congé de soutien familial qui ont une influence indirecte sur l'équité salariale, le gouvernement fédéral a adopté, au cours de la législature actuelle, deux lois déterminantes : la « loi relative à la participation égale des hommes et des femmes aux positions de cadres » (« quota de femmes ») oblige les grandes entreprises d'augmenter la part des femmes cadres. En janvier 2017, le conseil des ministres allemands a préparé le terrain pour une plus grande transparence dans le domaine des salaires en adoptant la « loi relative à l'augmentation de la transparence des structures salariales ».

La politique économique est également toujours une politique en faveur des femmes

La politique économique peut faire bouger les choses quand il s'agit de renforcer durablement la participation équitable des femmes à la vie économique. Le ministère fédéral de l'Économie lance des initiatives ciblées en faveur des créatrices d'entreprises qui s'inscrivent dans la logique de l'économie sociale de marché afin d'encourager l'esprit d'entreprise féminin. Selon ce principe directeur, l'équité sociale et la participation sociale sont la base pour la participation de tous à la prospérité. Le sujet de l'égalité entre les femmes et les hommes fait partie intégrante de la politique de la ministre fédérale de l'Économie et de l'Énergie, Brigitte Zypries. Différentes initiatives telles que « FRAUEN unternehmen » (« entreprises FEMMES »), le petit déjeuner pour créatrices d'entreprises, les entretiens avec des responsables d'entreprises et politiques en Allemagne et à l'étranger ou à l'occasion du Girls‘Day annuel, en témoignent. « Les femmes réussissent chaque jour, que ce soit en tant que salariées ou entrepreneuses ! Je souhaite le montrer davantage, que ce soit à l'occasion de mes visites d'entreprises ou dans mes entretiens avec les responsables de startups. »

Pour plus d'informations sur ce sujet, vous pouvez consulter l'interview avec Mme Zypries (en allemand) ici.

L'engagement en images de la ministre fédérale de l'Économie Brigitte Zypries pour les femmes dans l'économie.

Quatre chiffres concernant les femmes dans l'économie

43
Symbolicon für Frau

pour cent
est la part des femmes créatrices d'activités indépendantes (2016)

39
Symbolicon für Netzwerke

pour cent
est la part des femmes créatrices d'activités indépendantes à plein temps (2016)

10,3
Symbolicon für Statistik

pour cent
est la part des femmes dans les comités directeurs des entreprises cotées au DAX 30

34
Symbolicon für Besprechung

pour cent
est la part des femmes cadres dans l'administration fédérale

Situation professionnelle des femmes dans l’économie

Soutenir les créatrices d'entreprises

Montrer l'exemple : encourager les femmes à exercer une activité indépendante

Seulement une entreprise sur trois est créée par une femme. Leur nombre est encore plus bas pour ce qui est des nouvelles entreprises à forte orientation technologique. Cela montre : les conditions générales de création d'entreprises par les femmes doivent s'améliorer.

Le nombre de femmes exerçant une activité indépendante a certes augmenté au cours des dernières décennies, mais l'image qu'on se fait d'un « entrepreneur » en Allemagne reste celle d'un homme. La création d'activités indépendantes par les femmes augmente, non plus seulement en tant qu'activité accessoire mais également en tant qu'emploi principal (2016 : 39 pour cent). Plus de femmes créatrices d'entreprises, cela signifie aussi : plus d'idées, plus d'emplois et plus de croissance économique en Allemagne. Par ailleurs, une plus grande diversité de modèles d'entreprises et de cultures entrepreneuriales peut représenter des avantages concurrentiels décisifs.

Des entrepreneuses talentueuses montrent l'exemple

Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWi) souhaite encourager les femmes à mettre leurs qualifications et capacités au profit de la réalisation de leurs idées commerciales et de la création d'entreprises à succès. L'initiative « FRAUEN unternehmen », lancée en 2014 par le BMWi, soutient l'entrepreneuriat féminin dans presque tous les secteurs.

Dans le cadre de cette initiative, des entrepreneuses ayant réussi dans leur activité professionnelle donnent l'exemple aux écolières, apprenties, étudiantes, diplômées universitaires et femmes souhaitant créer leurs propres entreprises et les informent des chances et défis d'une activité professionnelle indépendante. Ainsi, elles donnent aux participantes une impression réelle et très personnelle du quotidien entrepreunarial et montrent qu'une carrière d'entrepreneuse peut être une option professionnelle très intéressante. Par ailleurs, l'initiative « FRAUEN unternehmen » rend visible la réussite des créatrices d'entreprises, leur engagement et leur contribution à l'avenir de l'économie allemande.

Le « Gründerinnenfrühstück » (« le petit-déjeuner pour créatrices d'entreprises ») qui remonte à une initiative commune de la ministre fédérale de l'Économie Brigitte Zypries et de la scientifique Gesche Joost s'adresse depuis 2014 à des femmes souhaitant créer une entreprise, leur permet de rencontrer d'autres entrepreneuses et leur donne des informations concernant l'ensemble des questions relatives à la création d'entreprises.

Encourager les créatrices d'entreprises de manière ciblée

Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie a lancé le « Existenzgründerinnen-Portal » (« portail pour créatrices d'entreprises ») avec des informations taillées sur mesure afin de soutenir les femmes souhaitant créer leur propre entreprise. Le portail indique non seulement des interlocuteurs et des réseaux locaux sur place, mais il offre également la possibilité d'entrer directement en contact avec ces derniers via la hotline pour créatrices d'entreprises. En coopération avec la « Gründerinnenagentur » (« agence pour créatrices d'entreprises ») il dresse en outre le portrait de femmes qui ont réussi à créer leur propre entreprise en Allemagne.

Réussites de femmes dans le numérique

Même si le nombre de femmes créatrices d'entreprises reste assez faible dans les secteurs à forte orientation technologique, certaines ont réussi tout de même. C'est la raison pour laquelle la ministre fédérale Brigitte Zypries soutient l'initiative « Women in digital » qui a pour objectif d'augmenter la visibilité des créatrices d'entreprises et des entrepreneuses dans le numérique et de faciliter leur mise en réseau. « Women in digital » offre aux femmes responsables issues d'entreprises, des médias, de la politique, d'organisations et d'associations une plate-forme facilitant les coopérations, les projets et les échanges.
Pour en savoir plus, veuillez consulter le site Internet de « Women in digital ».

Femmes Cadres

Briser le plafond de verre

L'introduction d'un taux légal pour les femmes cadres constitue une étape importante vers une plus grande égalité des chances entre les hommes et les femmes dans l'économie et sur le marché de l'emploi.

Depuis le 1er janvier 2016, un taux fixe de 30 pour cent est applicable pour les postes à pourvoir dans les conseils de surveillance d'entreprises cotées en bourse et gérées en participation. Dans la fonction publique aussi, un quota est un vigueur depuis 2016. Par ailleurs, environ 3500 entreprises sont obligées de se fixer des objectifs en matière d'augmentation du taux des femmes dans les conseils de surveillance, directoires et positions de cadre.

Grâce à la « loi relative à la participation égale des hommes et des femmes aux positions de cadres », entrée en vigueur le 1er mai 2015, la part des femmes cadres a déjà augmenté. La loi vise à augmenter sensiblement la part des femmes cadres et à arriver à la parité des sexes. La loi va non seulement initier un changement de paradigme dans les directoires et parmi les dirigeants d'entreprises, mais elle va aussi donner une place au sujet de l'égalité entre hommes et femmes dans tous les domaines des entreprises.

Le « quota de femmes » n'est qu'une étape parmi d'autres vers une plus grande égalité des chances. Avant tout, il s'agit de rompre avec les idées reçues dans les entreprises. En effet, une direction du personnel moderne et des obligations transparentes appliquées aux entreprises auront un effet positif sur le long terme.

Concilier la vie familiale et la vie professionnelle

L'atout de la prise en compte des besoins des familles

Quiconque souhaite se démarquer de la concurrence doit soutenir pleinement ses employés. Étant donné le développement démographique, une nette pénurie de main-d'œuvre qualifiée se fait ressentir dans certains métiers, secteurs et régions.

La compétitivité des nos entreprises dépend dans une large mesure de la créativité, performance et qualification des employés. Ceux qui soutiennent l'engagement de leurs employés et offrent des conditions de travail attrayantes, bénéficieront, sur le long terme, de salariés motivés. Les mesures en faveur de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle sont rentables tant sur le plan microéconomique que sur le plan macroéconomique.

Favoriser une meilleure conciliation entre vies professionnelle et familiale pour renforcer la fidélisation des employés

Les entreprises doivent prendre davantage en compte les besoins des familles. C'est une condition préalable pour que les femmes puissent exploiter pleinement leur potentiel dans la vie professionnelle et en tant que cadres. En effet, des études ont montré que ce sont toujours les femmes qui s'occupent majoritairement des enfants et des proches. Toutes les mesures proposées à cette fin doivent s'imbriquer les unes dans les autres : modèles de temps de travail flexibles, formations de réinsertion, programmes de tutorat, mesures de coaching pour femmes cadres ou réseaux de femmes.

Une culture d'entreprise qui tient compte des impératifs familiaux des salariés doit aller de pair avec la mise en place de structures de prise en charge à proximité, de haute qualité et répondant aux besoins.

Améliorer la conciliation entre vies familiale et professionnelle

Le mise en place d'infrastructures de prise en charge des enfants est un investissement dans l'avenir. Depuis le 1er août 2013, chaque enfant à partir de l'âge de 12 mois a le droit d'être admis en crèche ou chez une nourrice. L'État fédéral soutient les länder et les communes en octroyant des aides financières massives destinées au développement et à la gestion des structures d'accueil pour enfants de moins de trois ans.

En outre, les nouvelles dispositions en matière de congé de soutien familial prévoient des mesures d'aide pour les familles qui doivent concilier vie professionnelle, vie familiale et dispenser des soins à des proches. Grâce à la loi relative à une meilleure conciliation entre vies familiale et professionnelle et soins, entrée en vigueur le 1er janvier 2015, les employés peuvent prendre congé partiel pour une durée maximale de 24 mois afin de se consacrer aux soins d'un proche.

Donner l'exemple : la politique du personnel du ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie prend en compte les besoins des familles

Le ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie (BMWi) donne l'exemple en ce qui concerne la conciliation entre vies professionnelle et familiale des employés. En 2002, le BMWi a été le premier ministère fédéral à obtenir un certificat de l'audit « berufundfamille » (« métier et famille ») et a été récompensé pour sa politique du personnel qui prend en compte les besoins des familles.

L'audit a été développé à l'initiative de la fondation Hertie (« Gemeinnützige Hertie-Stiftung ») et constitue un instrument de gestion stratégique qui peut aider les entreprises et organisations à créer des conditions de travail respectueuses des besoins des familles de leurs salariés. Depuis 2004, l'audit « berufundfamilie » est parrainé conjointement par le ministère fédéral de l'Économie et le ministère fédéral de la Famille. Ces derniers décernent les certificats de l'audit pour inciter les entreprises à favoriser l'équilibre entre les intérêts de l'entreprise et ceux des employés.

Entrepreneuses; Source: Getty Images/Thomas Barwick