La contribution de l'Allemagne aux sciences de l'espace et aux technologies spatiales
« La navigation spatiale est devenue un élément essentiel de la société de la connaissance moderne. Elle apporte des contributions précieuses au progrès technologique et au développement de la société. Afin de pouvoir continuer à progresser dans les technologies il faut renforcer les investissements dans la recherche fondamentale. » Tel est le bilan qu'a tiré Ernst Burgbacher, secrétaire d'État parlementaire au ministère fédéral de l'Économie et de la Technologie et délégué du gouvernement fédéral aux PME et au Tourisme, le 19 juillet 2010 à Brême à l'occasion de l'ouverture du « COSPAR 2010 », la plus grande conférence internationale sur la navigation spatiale.
Il s'agit de la 38ème édition d'un forum international pour la recherche spatiale organisée par le Comité de la recherche spatiale (Committee on Space Research, COSPAR) qui se tient actuellement du 18 au 25 juillet à Brême. La conférence COSPAR 2010 offre au secteur spatial allemand et aux entreprises innovatrices allemandes une possibilité excellente de se présenter. Étant donné que la manifestation est organisée en Allemagne, de nombreux scientifiques allemands participent à la conférence en profitant des multiples occasions de nouer des contacts internationaux. Environ 2.500 représentants internationaux des sciences et de l'industrie se rendront à Brême à l'occasion du COSPAR 2010. La conférence est placée sous l'égide du ministre fédéral de l'Économie et de la Technologie Rainer Brüderle.
Depuis quelques années, le gouvernement fédéral effectue des investissements importants dans la navigation spatiale. Selon le ministère fédéral de l'Économie et de la Technologie qui est responsable de la politique spatiale, la navigation spatiale constitue un pilier essentiel de sa politique technologique. Le budget annuel prévu par le ministère pour ce volet s'élève à environ un milliard d'euros.
Le secteur spatial allemand est caractérisé par un petit nombre de grandes entreprises, quelques entreprises moyennes importantes ainsi qu'un grand nombre d'équipementiers et fournisseurs. L'on retrouve justement cette image différenciée du secteur spatial et de la recherche spatiale allemands à Brême, ville hôte de la conférence et siège d'entreprises et institutions telles qu'EADS Astrium, OHB Technology AG, le Centre aérospatial allemand (DLR) et le Centre allemand de recherche sur l'intelligence artificielle (DFKI).
Le secrétaire d'État Burgbacher a déclaré que les petites et moyennes entreprises en particulier constituaient le fondement du secteur spatial allemand. La capacité d'innovation et la compétitivité de l'économie nationale allemande dépendraient dans une large mesure du potentiel da la relève universitaire. M. Burgbacher d'ajouter : « L'exploitation de l'espace est stimulant et constitue une source d'inspiration pour les jeunes qui s'intéressent de plus en plus des sciences naturelles et du génie civil. » Ce phénomène serait très important puisque la société de la connaissance moderne devrait non seulement relever le défi de la concurrence mondiale dans le domaine de l'innovation mais également celui du recrutement de la relève scientifique et des jeunes talents.