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La mondialisation

Globus
© Pixelio/maxov

La mondialisation est une notion difficile à appréhender et pour laquelle il existe plusieurs définitions. Souvent, elle est définie brièvement comme étant la division internationale du travail. En tout état de cause, le terme de mondialisation désigne un processus dans le cadre duquel se créent des marchés mondiaux pour les marchandises, les services et les capitaux et où les économies nationales deviennent de plus en plus interdépendantes à l'échelon international. Cette évolution est favorisée par l'existence de réseaux d'information mondiaux et par les nouvelles technologies en matière de communication et d'information, telles que, par exemple, Internet, mais également par les nouvelles possibilités de transport et les processus de production modernes.

Cela dit, il existe depuis toujours des relations économiques transfrontalières. C'est ainsi qu'en 1950, la République fédérale d'Allemagne importait déjà des marchandises pour une valeur de 13 milliards de DM et exportait à l'étranger des marchandises pour une valeur de 11,8 milliards de DM. Ceci représentait respectivement 13,4 % et 12,1 % du produit intérieur brut nominal (ratios importations et exportations). Depuis cette époque, les interdépendances commerciales internationales de l'économie allemande se sont considérablement accrues. En 2007, l'Allemagne a acheté à l'étranger des marchandises et des services pour une valeur de 962,2 milliards d'euros et exporté des marchandises et des services pour une valeur de 1 133 milliards d'euros. Aujourd'hui, le ratio exportations s'élève à 46,8 % et le ratio importations à 39,7 %. Depuis le milieu des années cinquante, la valeur des exportations est supérieure à celle des importations. L'année passée, l'Allemagne a été le premier exportateur mondial. Ceci démontre de façon éclatante la très forte compétitivité internationale des produits allemands.

L'économie allemande profite de ce fait de la fusion des marchés nationaux en marchés internationaux et notamment de l'intégration européenne de l'économie. Cette évolution a pour répercussions positives les très bonnes performances de l'Allemagne en matière d'exportations ainsi que les importations de nouvelles technologies. L'ouverture internationale des marchés permet par ailleurs aux capitaux étrangers d'affluer en Allemagne et aux travailleurs étrangers qualifiés de s'installer dans notre pays. C'est la raison pour laquelle le gouvernement fédéral allemand est favorable à un approfondissement encore plus poussé de la division internationale du travail et à l'ouverture des marchés.

Répercussions de la mondialisation

Les entreprises, les sites d'investissement et les systèmes économiques sont confrontés aujourd'hui à une concurrence internationale de plus en plus forte. Ceci s'explique notamment par quatre facteurs : la libéralisation croissante de l'économie mondiale avec l'ouverture des marchés nationaux, l'adoption d'une politique d'économie de marché par les anciens pays à commerce d'État, le processus de rattrapage des pays émergents et les nouvelles technologies d'information et de communication.

Le rythme rapide des transformations mondiales contribue à accélérer le changement structurel. Il y aura ici des gagnants et des perdants. La peur d'être parmi les perdants crée une insécurité et pousse de nombreuses personnes à se montrer sceptiques à l'égard du processus de mondialisation. Les gagnants seront d'autant plus nombreux que sera élevé le nombre de personnes à appréhender et à saisir les chances offertes par le changement structurel, sans toutefois en sous-estimer les risques.

En effet, la mondialisation - contrairement aux fréquentes affirmations - n'est en aucun cas une compétition où il s'agirait de répartir une prospérité dont le niveau serait prédéterminé à l'échelon mondial. Elle n'est pas non plus un jeu de somme nulle où l'un des joueurs gagnerait ce que l'autre perd. Elle permet au contraire à chaque nation d'exploiter ses avantages comparatifs dans la production de biens et donc de se concentrer sur ses points forts. Le développement mondial des marchés commerciaux entraîne une hausse des exportations. Certains pays peuvent importer des biens à un coût moindre qu'en les produisant eux-mêmes. Une telle répartition entraîne une hausse des revenus en termes réels dans le pays destinataire de ces biens tandis que, dans les pays de provenance, elle génère plus de revenus et plus de demande. C'est ainsi que la division internationale du travail génère de considérables gains supplémentaires de prospérité dès lors que les marchés fonctionnent correctement. Elle permet d'utiliser le travail et les capitaux là, dans le monde, où ils peuvent être mis en oeuvre dans les meilleures conditions. Par contre, des marchés fonctionnant mal entraînent des déficits de prospérité. Ils empêchent en effet que soient prises les mesures nécessaires pour s'adapter aux changements du contexte général.

Enjeux pour la politique économique

Afin de pouvoir tirer parti des possibilités offertes par la mondialisation, il est par conséquent nécessaire d'avoir des marchés fonctionnant correctement et de pouvoir offrir des investissements attractifs aux capitaux circulant dans le monde. Ceci signifie entre autres que toute forme de protectionnisme est préjudiciable. Les barrières de protection sont autant d'obstacles au développement de la prospérité. La mondialisation constitue à la fois un défi à la capacité de réforme de notre société et une opportunité pour plus de prospérité - également pour l'Allemagne, l'Europe et pour les nombreux pays à la périphérie de la prospérité qui sont encore insuffisamment développés.




Vue d'ensemble