Les ministres de l'Énergie des 27 membres de l'UE se sont réunis les 19 et 20 avril en session informelle à Horsens, au Danemark. La réunion était consacrée à la Feuille de route sur l'énergie à l'horizon 2050 et au projet de directive de la Commission sur l'efficacité énergétique.
La Feuille de route publiée par la Commission en décembre 2011 présente plusieurs possibilités pour l'approvisionnement énergétique à l'horizon 2050. Les priorités identifiées par la Commission sont l'augmentation de l'efficacité énergétique ainsi que le développement des énergies renouvelables et d'infrastructures énergétiques flexibles au niveau de l'UE.
Stefan Kapferer, secrétaire d'État au ministère de l'Économie et de la Technologie, a déclaré à ce propos : « Le développement des énergies renouvelables est à juste titre une priorité de la Feuille de route énergétique. L'Allemagne s'est déjà engagée à un développement très ambitieux au niveau national. Nous avons pu rapidement augmenter la part des énergies renouvelables. Nous devons toutefois veiller aux coûts pour les consommateurs. Une approche plus concertée au niveau européen nous permettrait d'augmenter l'efficacité par rapport aux coûts. Par contre, j'estime qu'il serait totalement erroné d'opter pour des aides financières en faveur des technologies expérimentées comme le nucléaire en faisant valoir des considérations environnementales. Des « aides à la reconstruction » peuvent se justifier pour des jeunes technologies pauvres en carbones qui cherchent à pénétrer les marchés comme les énergies renouvelables mais non pour des technologies qui sont sur le marché depuis des décennies. De toute façon, la question ne se pose pas en Allemagne. »
Les ministres de l'Énergie ont prévu d'adopter, lors de leur prochaine réunion en juin 2012, des conclusions sur la Feuille de route pour l'énergie à l'horizon 2050.
Le projet de directive sur l'efficacité énergétique a pour objectif d'augmenter à l'horizon 2020 l'efficacité énergétique de 20 % au niveau européen. Il prévoit notamment d'introduire des obligations d'économie d'énergie pour les entreprises ou, alternativement, pour les États membres.
Le secrétaire d'État Kapferer d'ajouter : « Il ne fait aucun doute que nous nous sommes fixés des objectifs ambitieux en matière d'efficacité énergétique. Nous devons redoubler d'efforts afin de les atteindre. A cet effet, nous devons nous doter d'instruments demandant un effort réaliste et en même temps similaire de la part de chaque État membre. Afin d'y parvenir, nous devons nous fixer des règles appropriées qui prennent en considération les économies en énergie. Outre des mesures prises par l'État, nous devons tenir compte des gains d'efficacité de l'économie nationale réalisés par le marché, par exemple grâce au progrès technique. Tout ce qui permet d'économiser de l'énergie et d'augmenter l'efficacité par rapport aux coûts nous rapproche de notre but. En outre, il faut apprécier les mesures prises rapidement par des États membres en vue d'améliorer l'efficacité énergétique. Du point de vue de la politique économique, il serait erroné de fixer des plafonds contraignants en matière de consommation énergétique pour l'UE et les États membres à l'horizon 2020. Nous sommes en faveur de plus d'efficacité énergétique mais nous sommes contre une économie planifiée dans le secteur de l'énergie. »
Depuis l'été dernier, le Conseil et le Parlement européen discutent de la directive de la Commission sur l'efficacité énergétique.